Hello maman

Hello mamanJe vais bien.
Et toi et ton mari ?
Qui est ce M. Garibal (di) de Acir qui veut me joindre;
Comme Acir ne me dit rien a priori et que j’ai assez à faire avec les
tartuffes qui eux me disent quelque chose, je ne suis empressé par le fait
de l’appeler. Si je dois contacter quelque personnes en priorité, ce seront
plutôt ceux qui, à l’heure actuelle, m’exaspèrent, me polluent mon cerveau
(ma tronche). Donc dans l’ordre des énervements, il y a en premier lieu, la
mutuelle qui dit avoir versé la somme et que ce n’est pas vrai (cela
ressemble à la vente des blouses au lycée de Villiers les Nancy !).Avec
leurs conneries, j’ai le sentiment de retourner 10 ans en arrière, le
fondement de ma crédibilité est encore mise en cause alors que cette
fois-ci, je ne suis qu’une victime de leur délire. J’en ai marre de subir
(oui je me plains !)leurs disfonctionnements. J’essaye d’être honnête, moi
qui n’a pas une envie irrésistible à la normalisation, j’essaye de répondre
au coup par coup à cette fameuse liberté correspondante au citoyen soumis et
ces tartuffes me rajoutent des couches alors je m’amende. Je suis dégoûté
par leur manières et par leurs validations. Le seul procès qui m’a mûrit à
ce niveau est le fait que vous ne soyez plus embêter par mes élucubrations.
Je tends vers cela et eux ne me lâchent jamais ! Que faut-il que je fasse ?
J’ai envie de souffler comme tout le monde, de prendre des vacances comme
tout le monde, de gagner ma vie comme tout le monde, d’aimer comme tout le
monde ! Mais tout se barre en couilles « comme tout le monde » ! Souffler ce
n’est pas le cas car l’administration m’ensevelit sous des décombres de
papiers, prendre des vacances, encore faudrait-il que je puisse leur dire
que un mois en retard n’est pas la fin du monde, gagner ma vie une grosse
gageure, tous mes clients roulent en mercédes ou en bmw sauf moi, ils
m’expliquent que la conjoncture est dure et moi je n’ai pas le courage de
leur dire que si mes parents n’étaient pas là ma conjoncture serait beaucoup
plus dure que la leur. Et enfin le plus important après toute cette
complainte est l’amour. A quoi ça rime l’amour dans ces conditions. Katrin
est mon amour mais elle souffre autant sinon plus que moi de cette injustice
qu’on nomme communément citoyenneté. Nous sommes citoyens autant au moins
que n’importe qui survit dans ce monde mal adapté mais personne ne fait un
effort pour comprendre notre mode de vie. Je ne demande à personne de vivre
comme nous vivons, encore moins comme moi je vis mais Katrin qui fait tout
dans les normes, qui brasse des études à la force du poigner, qui cherche à
sécuriser son cursus avec un boulot de prof qui pourrait nous faire vivre et
pourquoi pas nous laisser un peu de répit pour créer. Eh bien non ! Ce n’est
pas de cette façon que ça marche. Production, commerce, marche dessus, lobby
sont les maîtres mots de ce système. J’exagère sûrement quand je dis ça
parce que après tout moi aussi je commerce mais bon tu sais que ce n’est pas
ma tasse de thé. Tout ce que j’ai envie et auquel j’aspire est qu’on
m’oublie définitivement. Et quand je parle de « définitivement », ce n’est pas
vous que j’aime, ni mes amis qui me soutiennent, mais les reste du monde que
j’exècre. Qu’ils me lâchent deux secondes afin que je puisse me caméléoner
en temps et en heure. Je n’ai plus rien à faire avec ses gens qui m’exultent
par phrase toute faîte que la vie doit rouler ainsi. Je n’en suis pas
persuadé et plus j’entends ces rouleaux compresseurs de maison préfabriquée
je vomis pudiquement dans un coin. Après coup, survie aidant, je souris
comme le joker de batman. Je passe par ces phases très régulièrement. Un
coup comme aujourd’hui je suis content, j’ai décroché un contrat « un site à
remanier » ou « un site à ré-accorder » mais j’en ai rien à foutre de leur
histoire. Je suis content parce que ça me laisse un moment de répit pour
penser à autre chose. La communication de machin ou truc qui veut fourguer à
d’autres des machins ou trucs, j’en ai mais strictement rien à foutre. Je
dois être autiste ! Tout ce que je sais pour l’instant est que ma force de
conviction pour ces connards fougueurs me permet de vous faire souffler,
vous, car il n’y a pas de raison après avoir bossé tout ce que vous avez
bossé que je vous emmerde avec mes histoires d’autiste social ! Donc voilà,
tout n’est pas bien important. Comme, à défaut de mourir (je n’en ai aucune
envie), je tends vers la vie. Donc je continue d’une part à répondre par
haine à tous ces emmerdeurs (même si je sais que la bataille n’est pas
gagnée), d’autre part à continuer bon an mal an à faire semblant que tout va
bien ! Sinon je sais que les requins vont me bouffer ! Et il y a au moins
une chose que vous m’avez appris (en plus d’être gentil), c’est de ne jamais
lâcher le morceau (comme un pitbull) !

Bisous
Pascal

PS: comme un générique « tout ça n’est pas bien grave »

PS2 : Si il y a des fautes de français, ce n’est pas bien grave aussi !

Y a eu mort d’homme

Je rentre chez moi et je veux garer la voiture comme à l’accoutumée. Près de la porte de ma maison. Un homme dans un piteux état est affalé tout le long sur le trottoir qui me sert de garage. Je m’insurge et c’est normal ! C’est la place de ma voiture et non la place des indigents ! « Le con ! Que fait-il là ? » Par pure anarchie ou révolution, je stoppe la voiture à 5 centimètres de sa tête. Je veux signifier que cet espace est mien et non pas mort ou pas mort le lien !
Il ne bouge pas malgré les phares en pleine figure. C’est un effronté ! Je m’apprête à lui exprimer mes pensées façon pente et cadastre. L’énergumène n’a même pas une pensée pour mes problèmes. Je le frotte avec le bout du pied, lui assène un léger coup de genou dans les côtes, appuie délicatement mon postérieur sur son ventre, claque sa figure avec le plat de ma main, tire ses cheveux dans le sens du goudron, enfonce l’auriculaire au tréfonds de sa rétine… Rien n’y fait ! Ce con est mort ! Merde ! Moi qui voulait dormir tôt ! Je suis barré pour au moins trois heures ! Merde ! Je sens que cela va tenir l’atmosphère dans le sens de l’incompréhensible et que si je bigote les queufs, je vais devoir être saignant ! Il est mort donc il peut attendre ! J’ouvre la porte d’entrée, le portail du jardin pour ceux qui connaissent, tourne la clé de la chevillette cherra et grimpe dans la salle de bains pour nettoyer à tout vibure mon haleine pestilentielle ! Je suis prêt ! Je commence par le 15 les pompiers. « Allo je vous appelle, allo je suis bien chez les pompiers ? » « …. » « Ah je suis content de vous entendre car un homme gît devant chez moi. » « …. » « Je ne sais pas…Il a l’air mal en point, il ne bouge plus. Oui je l’ai tâté ! Il a le coté souffrant du mal tout court ! » « …. »  » Non je ne plaisante pas, il est devant ma voiture et même que je ne peux pas me garer correctement ! Pour dire ! » « L’adresse ? Moi j’appelle pour rendre service, je  ne veux pas avoir des ennuis ! Ma voiture est juste devant mais je ne l’ai pas écrasé ! »  »Si je donne le nom de la rue et que vous le récupérer, je peux rester anonyme ? » « …. » « Je suis obligatoirement témoin parce que j’ai appelé ! C’est dégueulasse ! J’y crois pas ! Je rentre chez moi tranquille et je vous contacte pour dégager mon trottoir plein d’indigent en berne et je dois en plus vous montrer la suite à concocter! » « … » « Non je ne dis pas n’importe quoi ! Quoi ! Vous avez mon numéro ! Je vous rends service et vous attrapez mon numéro de téléphone ! J’y crois pas ! J’hallucine !  » « ….. » « Ok vous venez avec la police ! Je vous attends ! Faites vite ! Ma voiture est en pente et mal garée ! Je ne veux pas de pv ! »
J’attends devant le perron du jardin. Ils ne m’auront pas car je ne suis pas en voiture. J’ai 2 grammes mais je suis à pied et je les …… Je me caille grave et l’autre meurt toujours à proximité de mon pare-chocs. Comment ce con a pu me chier de cette façon ! Je ne le connais ni d’Ève ni d’Adam et il trouve le moyen de finir sa vie sur mon trottoir. Je suis en colère contre son corps ! Pin pon pin pon, Un gros samu rouge descend la rue mademoiselle comme une piste de bobsleigh, pin pon ! Freinage à la starky and hucht, deux cosmonautes sortent du vaisseau en plein milieu de la route, avec des bouteilles d’oxygène et des combinaisons anti-radiations.  » Le blessé est où ? »
D’un doigté propre au témoin ou à celui qui n’a rien vu ou au pervers qui fait semblant « là ! »
Les cosmonautes investissent l’endroit. Avant de toucher la victime, ils délimitent un carré de sécurité avec des bandelettes rouges et blanches, commencent à gratter le sol aux alentours, envoient un sous-fifre en haut de la rue pour la détourner, puis regardent le corps.
« Il est pas beau » dit le premier sur les lieux.
« Goudard, préciser ! Nous ne somme pas ici pour vos états d’âme ! » dit le chef cosmonaute
« Trachée sectionnée, noyade par hémorragie, perte de l’ambiance…euh…de la conscience après dix minutes, enfoncement de boite craniène par un objet contendant non ciblé, aucun réflexe des membres inférieurs et supérieurs, l’homme parait inanimé. Chef »
« Goudard, n’apprendrez vous jamais dans notre section ! On ne parle pas d’homme mais de corps ou d’objet ! »
« Le corps semble inerte »
« Bien »
« C’est moi qui vous ai appelé »
« Goudard, prenez note. Ce monsieur est la cause. »
« Je n’ai pas dis cela, j’ai juste téléphoné pour vous avertir de l’événement ! »
« Goudard, cela tombe exactement dans votre cursus, voilà un stage positif, prenez note ! Le monsieur que voici a tout vu mais n’est pas responsable. » « Ce qui reste à démontrer…. »
« Je n’ai rien vu. Je vous ai juste appelé car cette personne traînait devant mon portail ! Je ne suis aucunement en cause ni en conséquence de son état ! Je ne le connais même pas ! »
« Goud’herbe, établissez le procès verbal, nous verrons ensuite la véracité de ses dires »
« m’enfin ! »
« Allo, Dupont l’aignan, CCCChhhhhefff des urgentistes de l’Essonne, je vous fais part d’un homicide au 4 rue mademoiselle à Orsay…….. Oui nous avons un témoin qui est fort suspect, voire hirsute. Le corps est frais, oui. Très frais et très mort et très parlant, oui. Le sang est bien rouge et il coule encore, oui. Comme d’habitude, nous ne touchons à rien, oui. La forme ? Ben…excavé, les côtes en L, le ventre proéminent plein de souffre oeuf, les vertèbres brisées au niveau des omoplates, le bas du dos en bouillie. Oui. Comme si un troupeau d’éléphants lui était passé dessus. Oui Oui C’est une blague ! Il n’y a pas d’éléphant dans l’Essone ! Ah ah ah ah ! Vous arrivez ? Bien. Nous avons quadrillé le secteur ! A toute ! »
« Vous nous avez téléphoné ? »
« Oui, tout de suite après avoir constaté que le corps gênait mon créneau. »
« De suite ? »
« Euh, pas tout à fait…., je suis juste rentré chez moi pour téléphoner… »
« Pourtant, vous nous avez contacter par un portable ! »
« Ben oui ! mais aussi bizarre que cela puisse paraître, je ne l’emmène pas tout le temps avec moi quand je sors. »
« Bien, la police va arriver et aura besoin de votre témoignage, restez à disposition en attendant. »
« Il est tard. Je ne peux pas me coucher et les voir demain à l’aurore ? »
« Non…. »
« Gouderby, ou en êtes vous ? »
« Goudard, chef. J’ai pris note des dires du témoin. »
« Alors ? »
« Il n’a rien vu ni entendu, il gara sa voiture à l’heure de la constatation d’un volume perturbant devant son véhicule. Il en fit part au moyen des communications lui incombant de nous alerter à l’heure induite de notre intervention »
« Good’miche…Vous faites le malin ? Je ne vous ai pas demandé un discours officiel mais un abrégé de la situation ! »
« Ah ! Le corps est bel et bien mort. Même avec de l’apnée, ou de l’hélium liquide, il ne pourra pas nous énerver. Le sus-dit témoin hirsute et suspect vu l’heure n’a pu nous raconter une histoire crédible quant au fait qu’il garait sa voiture près d’un moribond. Après interrogatoire du sus-nommé, il en résulte que son coup de téléphone préventif est plus solide que sa vision historique de l’événement. »
« Voilà ! Goudyear ! Vous commencez à vous intégrer dans l’équipe ! Vous sentez notre langage ! »
« Merci, chef »
Piiiiiiiiiiiiiiiirrrrrg puuuuuuiiiiirg Piiiiiiiiiiiiiiiirrrrrg puuuuuuiiiiirg
La police débarque sur le lieu. C’est une descente et pour la police la voiture n’est pas une luge ni les apprentissages du chasse-neige lui est connu ! Piiiiiiiiiiiiiiiirrrrrg puuuuuuiiiiirg  ! Un chassé virevoltant du début de la rue jusqu’au lieu du mort, le 4 rue mademoiselle, un bout de gomme traçant l’asphalte, un couinement de pneus avec de la fumée de bitume, une R18 débridée R25 déboule vers le bas à chapeaux de roues. Le correspondant à la bride abattue. Coup sec du frein central, le coéquipier éteint la sirène et grimpe en même temps sur le toit pour la perception d’ensemble. Les premières traces d’un homicide sont de la chair fraîche pour un policier comme un lapin pour un renard.  

Piiiiiiiiiiiiiiiirrrrrg puuuuuuiiiiirg ! Le con ! Il ne maîtrise pas son véhicule. Les cosmonautes s’éparpillent, se volatilisent comme des insectes volants. Sauve qui peut ! La police arrive. Moi je me terre dans l’encoignure de ma propriété et je me demande encore comment j’ai pu faire acte de civisme en prévenant les pompiers. Eux mêmes se demandent si j’ai bien fait de les prévenir ! Virage à droite pour éviter le Samu, puis un autre à gauche pour éviter  le fait divers « la police écrase un douzaine de pompiers en plein devoir » et enfin un dérapage avec leur voiture bordée de signes distinctifs (ecilop) fluos. Leur fonction crisse les pneus, hurle le syndicalisme et encastre la dépouille au sol. Un cuir de noir vêtu avec le renflement exigé du fer à souder 25 bis exulte  » Ou est le corps ? »
Gros silence ! Les pompiers comme moi-même sommes aux yeux de ce personnage des malfaiteurs ou pire, des futurs voyous !
« Dupont l’aignan, CCCChhhhhefff des urgentistes de l’Essonne, le corps est sous vos roues. »
« Ah….Je pensais que la corporation des premiers actes faisait mieux son boulot…. »
« Monsieur, nous avons balisé le secteur ! Comment pouvez vous nous accuser de mal faire notre travail ! »  » J’en référerai à nos supérieurs ! »
« Bah…Casse ta graine, j’ai pas dis ça ! La descente est rude ! On bosse dur et mon collègue, quand il peut, a tendance à se défouler sur le V12 qu’on a ! Te bile pas ! On recule le char et on choppe les preuves. Votre taf est de baliser ou de sauver. Il est mort donc pour nous tous c’est pas grave qu’on lui ait roulé dessus ! Il suffira de retirer les empreintes des pneus pour voir le reste. »
« Oui mais quand même…. »
« Eh Dupont Gnan Gnan ! Ta femme doit chauffer le lit ! Profite ! Et dis moi à qui je peux m’adresser avant que tu t’enfiles la couette ! »
« Euh….. Goudard. Il a fait les préliminaires. « 
« Il a paluché le mort ! Ah ahahahahahah »
« Voyons ! Non ! Il a constaté le décès et interrogé le témoin ! »
« Bien merci Du Gnouf Gnouf, tu peux reluquer ta porte de garage ! On se débrouille sans ta main droite ! »
« Goudard ! C’est qui ? »
 » Moi »
« S’azuze ! Aboule les faits ! »
« La sus-dite victime…. »
« Eh Goudmiché, je te parle des faits et pas de la vie du Gnouf Gnouf, fais dans le succinct, il est tard ! »
« Euh….Un cormac s’est jeté sur le sol sans assurance vie et en plus a généré une gène au monsieur que voilà, pas plus simple qu’une demi-heure avant ! »
«  Ah ! et le mister c’est qui ? il crèche où ? J’aime bien sa tronche de cake ! »
« C’est le monsieur qui nous a alerté parce qu’il ne pouvait garer sa voiture correctement au regard de la loi »
« C’est un mec bien ! regarde nous ! on a pas pu s’empêcher de lui rabioter quelques phalanges ! Trop bien pour ne pas être louche ! »
« Mister…. ? »
« Mandille. J’habite la maison derrière le cadavre. J’aurai largement préféré que le corps roule jusque en bas de la pente, voire vienne nourrir les carpes qui sévissent dans la petite rivière au bout mais que nenni l’objet a priori appartient à mes ennuis. Pascal Mandille., 6h12 du matin, très fatigué et perturbé par les sirènes. »
« Hucht, inspecteur de police. Qui t’aurait jamais connu si tu ne faisais pas la collec’ de cadavre devant ton gourbi ! Enchanté ! Hucht et mon collègue Starky, l’écraseur de preuve ! très tôt le matin et même pas un café dans les neurones ! Ma poule ! Tu vas causer ! »
« Pas de problème ! C’est simple et limpide ! Je rentre d’une soirée arrosée avec des amis et je me gare com’ ! Ni v’la ni v’la pas que mes feux de croisement choquent un bout sombre au devant de mon moteur. Je freine façon ferrari en rut et je stoppe un peu comme vous mais sans la loi avec moi ! Je vois comme je vous vois, moins vivant, l’espèce bipède désordonnée qui crépite sur le bitume de mon trottoir ! Je prends mes esprits sous le coude, vérifie que je suis chez moi en tournant deux fois la clé dans la serrure du portail et appelle la dernière chance, le samu, pour relever l’effronté ! Je suis là, constat, belotte, rebelote, et dix de derche ! Muerto ! »
« Well, well well ! T’entends ça Starky ? »
« J’ai rien entendu ! scousi ! Je décolle la chair de mes crampons de pneus ! le salaud, il est tout mou ! »
« Je te secoue le cerveau ! Le monsieure que voilà fait dans la prose et nous concocte une jambe de flamand rose à dormir debout comme quoi il aurait connu les restes qui suintent à nos pieds que presque comme nous ! Que si on était mort ou vivant, il ne ferait aucune différence dans la reconnaissance…euh…la reconduite. T’entends ça Starky ? »
« Ce n’est pas tout à fait ce que j’ai dit ! quand même ! M’sieur Hucht ! Je ne vous ai jamais vu, soit ! Mais la prochaine fois que je vous verrais mort ou pas, je pense que j’arriverais à vous capter ! Pneus sur la gueule ou non ! »
« Y a du bien fondé chez cet homme, Hucht. T’as déjà la face raviné et il te percute ! Alors s’il dit que le reste du mort, y le sens pas, c’est le mort, y le connais pas ou que le mort, y est tellement mort que même les morts, y sont pas au courant qu’il l’était ! Y a du vrai dans ce citoyen ! »
« Je concède, je conspue, je constipe avec cette carpette sanglante. Depuis que tu lui as refais le profil, on ne peut plus l’interroger ! »
« L’interroger ? Il était out quand j’ai prévenu les urgences…! »
« L’interroger, c’est un mot de la criminelle. La brigade te triture, le fait causer, lui demande ce qu’il mange, ce qu’il a bu. T’as fais l’amour ? Avec qui ? Quand ? L’orgasme était comment, etc…. Tu te rappelles, Starky, comment Lanvar a fait parler la vieille ? »
« Ouais, je m’en souviens ! Elle était raide depuis trois jours ! On pigeait que dalle ! Pas de violence, pas de meubles renversés, rien ! Elle était assise sur une chaise. Bien droite et toute raide ! AHAHA forcément au bout de trois jours ! Pas d’empreintes, ni de fracture de porte ! Que chie ! Pas un soupçon de trace de preuve !  « 
« Eh ben suite à tout ça, genre dossier vide, genre les stats tombent à pic, genre le budget 2005 est divisé par 2, Lanvar le med’leg… »
« Le med’leg ? »
« Ben oui, notre ausculteur des chairs, notre gourou de la veine, le carbone 14 des putréfactions, le fossoyeur des trous de balle, le cuisinier des ingurgités gastriques, notre médecin légiste ! Quoi ! Eh ben ! Lanvar d’un seul coup d’œil a vu dans la vieille qu’elle était morte d’avoir trop contemplé son canari dans la cage. Elle l’avait tellement fixé que le mouvement du volatile était rentré comme un couteau dans son nerf optique ! »
« Ouais trop fort ! on aurait jamais pu élucider l’affaire sans Lanvar ! »
« Il a l’air fort votre collègue… »
« Ouais bon c’est pas tout ça ! Rentrez chez vous. On vous interrogera demain à l’aube ! L’équipe va nettoyer votre trottoir. Ca ira pour cette fois ci. On ne vous mettra pas de pv pour votre voiture ! Mais demain…. »
« Merci. A demain. »

J’obtempère !

J’obtempère !

J’organise un ordinateur pour un pote. Le remanie pourqu’il puisse l’utiliser à bon escient comme le mien ou voire aussi bien que le mien.

Quand je mets à jour une bécane, imaginer une voiture ou un mécanisme perturbé, je teste la bête dans ses moindres recoins afin d’y trouver quelques malheurs ! d’ou le mien !

Heureusement, ce que je n’aborde pas avec mes pairs, les mords-moi-le-nœud de l’informatique, c’est que j’arrive à définir la mauvaise ambiance de la machine sans me soucier du temps qu’elle aura à me l’exprimer. Je teste ! Je lance des robots comme des hommes dans la nature des circuits jusqu’à qu’un binz se prononce ! Personne voit, moi de même mais tout le monde s’en contente. Le perdu de l’informatique et moi, le perdu de l’informatique.

Donc je lance un teste à l’arrachée et à l’aventure. Comme si…. Je le mets en route et je fonce boire un coup près de chez moi dans le bar d’à coté de mon laboratoire !

Bonnet sur la tête pour prévoir les coups et tête insipide pour vaquer les alcools !

Je suis paré et j’y suis j’y vais !

Un coup et deux coups puis trois à l’occasion.

Un copain un barman d’un bar d’à côté raconte : Je travaille comme à l’accoutumée dans la galerie marchande dans laquelle je sers depuis vingt ans et la police me serre comme un vulgaire truand.

Comment ça ?

Oui, ils sont venus avec toute la clique, me demande sur le zinc et veulent m’emmener comme un malfrat.

Pourquoi t-ont-ils menotté ?

Parce que je ne voulais absolument pas venir sans raison ! Et que la meilleure raison, à ma façon, était de partir innocent mais ficelé !

Donc ils t’ont attaché !

Oui

Merde ! Et Après ?

J’étais en garde à vue et ils m’ont posé des questions.

Lesquelles ?

Les gnans m’ont dit que cela faisait deux ans qu’ils me fixaient !

Deux ans ?

Ouais, deux ans !

Mince me dis-je dans mon for intérieur…Deux ans ! Je suis carrément dedans !

On comprend pas, tu gagnes 720 euros et ton loyer est de 650 euros ! Comment tu fais ?

Qu’as tu répondu ? C’est vrai que c’est un peu chaud !

Ben…j’ai éludé…Je suis barman…j’ai des pourboires….

Cela n’a pas du suffire !

Ben…carrément non car ils m’ont parlé de ma Porsche et de mon 4×4 Toyota !

Je vois…Le malaise !

J’ai du m’expliquer…

T’as dis quoi….

En même temps je calculais le temps. Les deux ans et tout le reste. L’ursaff en retard, la caisse de retraite en souffrance, la sécu qui s’envole, la boîte qui se barre en couille ! J’extrapolais le fait d’être moi aussi menotté et qu’ils me demandent ce genre d’explication ! Argh….

Après tout, il a gravement accumulé des signes extérieurs de richesse ! La Porsche et le 4×4 et la maison ! Il fait un peu fort !

Ce n’est pas un mac, son habit est plus que commun. Aucune chaussure noire et blanche à ses pieds, ni un chien de race avec un collier en diamant mais une Porsche et un 4×4 avec 720 euros.

Difficile à assumer devant les queufs !

Qu’as tu dit ?

Je n’ai pas eu le choix ! J’ai dis la vérité ! J’ai dis que mon patron me payait plus que ma présence au bar !

Tu m’étonnes ! Le mec bosse de 6 h du matin jusqu’à 20 h le soir tous les jours sauf le dimanche ! Y a forcément un bug !

Benoit m’explique cela comme s’il cherchait le baveur ! Je ne me sens pas visé mais je sens qu’il ne comprend pas pourquoi cela lui tombe dessus !

Il me regarde comme un sous-entendu que je serais la prochaine victime ou comme si je voguais de la même façon aux travers des marasmes !

Je ne peux que compatir et en même temps je pense en moi que je n’ai pas foutu une putain de Porsche au pied de ma baraque !

Méfiance….Entendement. Ca chauffe chez les ouvriers !

Un mec qui se tue à la tâche, qui soit s’achète des petits plaisirs pour pallier son manque de vie comme une voiture de luxe et qu’on vient faire chier, moi je dis méfiance ! Cela couvre un sectarisme de la voiture de luxe qui frise un problème de caste !

Le peuple ne parle plus au peuple ! Ouin ouin ouin ! Comme la fameuse radio du 18 juin 1944. Le peuple appelle le peuple ! Il est temps de tous acheter même à crédit des porsches pour perturber les systèmes fiscaux ! Le peuple parle au peuple ! Tous ceux qui travaillent trop et qui se sentent exploités par leur santé ou leur pourvoir de pensée doivent acheter une dette de luxe pour n’être plus crédible ! Ouin ouin ouin !!!!! Le peuple parle au peuple ! Toute personne avec une arrière pensée a le droit de la faire valoir comme une valeur ! Ouin Ouin Ouin ! Le peuple parle au peuple ! Quand la faim vous tenaille, tordez le coup à votre animal domestique, et mangez sa gamelle ! Ouin Ouin Ouin ! Le peuple parle au peuple ! Quand un personnage vous demande de lui apporter une boisson ou un manger alors qu’il n’a pas l’air d’avoir faim, distiller habilement du nitrate dans un verre d’orange jusqu’à qu’il vous parle avec ses gencives ! Ouin Ouin Ouin… Quand vous êtes perturbé par la vitesse du métro et par des gens qui l’utilisent, sortez à une station très fréquentée et chiez liquide en plein milieu du quai pour les freiner ! Ouin Ouin Ouin ! Le peuple parle au peuple ! Ouin Ouin Ouin ! En voiture, lorsqu’un impatient vous claque-sonne trop fort parque vous conduisez trop lentement, sortez de votre voiture avec vos clés afin qu’il ne puisse même pas bouger votre véhicule et prenez un verre dans le troquet du coin en vous marrant la gueule ! Ouin Ouin Ouin ! Le peuple parle au peuple ! Si votre chef vous demande pour la veille un boulot impossible, appelez une call-girl de vos amis afin de prendre des photos compromettantes du dit chef pour qu’il ne vous embête plus ensuite ! Ouin Ouin Ouin ! Le peuple parle au peuple ! Quand votre conseiller bancaire vous menace de clôturer votre compte car vous n’avez pas effectué le dernier remboursement de votre chez-vous très cher, emmenez vos gosses faire caca sur son bureau pendant quelques jours jusqu’à que sa femme le quitte parce qu’il sent mauvais  ! Ouin Ouin Ouin ! Le peuple parle au peuple !  Si vous avez une vraie maladie et que tout le monde vous dit de faire gaffe, injectez en douce de l’alcool frelaté dans le thé de ces bien-pensants jusqu’à qu’ils crèvent avant vous ! ! Ouin Ouin Ouin ! Le peuple parle au peuple ! Votre mère veut vous marier car le gendre ou la brue est son bon plaisir, faites venir un marabout qui le fait péter pendant la cérémonie de mariage ! Ouin Ouin Ouin ! Le peuple parle au peuple !  Quand la grand-mère veut absolument que le petit dernier soit baptisé, volez son dentier et trempez le dans de la soude caustique en lui soutenant mordicus que c’est de l’eau bénite ! Elle réfléchira à deux fois avant de vouloir tatouer les gènes de la famille  ! Ouin Ouin Ouin ! Le peuple parle au peuple !

Tout vrai, la radio du non-pensant et de tire-neuronnes sans moteur ! Ouin Ouin Ouin ! La radio qui ausculte, triture, vaque et surtout a verdit ! La radio vomie par tous, la radio de l’indigestion et du senti sans puanteur, la radio des gastronomes de l’ouverture !

Radio Pixeo en suspens à venir !

Ouin Ouin Ouin ! Le peuple parle au peuple ! Si vous êtes en urgence, quelque chose qui vous tient à cœur mais qui doit très rapidement arriver, attachez votre meilleur ami à un arbre, torturez le jusqu’à qu’il vous dise pourquoi il vous aime ! Ouin Ouin Ouin ! Le peuple parle au peuple ! Quand cela ne va plus du tout mais alors plus du tout du tout, achetez un litre d’essence, puis buvez le, puis traînez dans un bar de diatribe philosophique pour fumer une cigarette entre intellectuels ! Ouin Ouin Ouin ! J’adore les yaourts et j’aimerai que les autres le sachent, j’achète une douzaine de lactose en boite, je les déverse sur mon pantalon et je dis que malheureusement j’ai éjaculé ! Ouin Ouin Ouin ! Tout le monde apprécie ma figure bien rasée, je prend un cutter et je me défigure, puis j’accuse mon coiffeur d’être un gros naze ! Ouin Ouin Ouin ! Le peuple parle au peuple ! J’ai une voiture bien propre, je chope un chat dans mon jardin que j’égorge avec un bon couteau effilé, je vide son sang sur mon pare-chocs et je soupçonne mon voisin chrétien du quartier d’avoir tué sa fille ! Ouin Ouin Ouin ! Le peuple parle au peuple ! Un gars qui ne vous supporte pas trop vous montre du doigt quand vous avez un coup dans l’aile, le même jour vous buvez tellement de jus de tomates que vous lui chiez dessus ! Ouin Ouin Ouin ! Le peuple parle au peuple !  Je garde des moutons tout la journée, je suis un berger, un chasseur passe et me dit qu’il est là pour tuer ces maudits loups, je fais semblant d’acquiescer. Lui part en quête, je lui vole sa besace avec son odeur, j’arrête de nourrir mes chiens pourqu’ils le croquent à mort. Ouin Ouin Ouin !

Tout vrai, la radio du non-pensant et de tire-neuronnes sans moteur ! Ouin Ouin Ouin ! La radio qui ausculte, triture, vaque et surtout a verdit ! La radio vomie par tous, la radio de l’indigestion et du senti sans puanteur, la radio des gastronomes de l’ouverture ! 

Radio Pixeo en suspens à venir !

Ouin Ouin Ouin…

Une tension en direct

Je suis un otage pas malin ni finaud ! Je reste à ma place comme un dur de cuir qui n’est pas désigné ! Je bascule sur mon siège pour trouver une place plus adéquate. Un fesse moins raide ou un dos moins tendu ! J’attends ! Je ne suis pas sur la liste donc je dois me faire tout petit ! M’ont-ils vu ou non ! L’un déambule avec son gros canon de pouvoir sur nous, l’autre plus énervé trimbale sa fonction comme une terreur. Je regarde ou je fais profil bas !

« L’un de vous va mourir. »

Lequel ! Sur quoi ils se basent pour choisir leur sacrifice.

« Ils n’ont pas répondu à nos exigences donc nous allons prendre l’un de vous comme exemple ! »

Merde ils sont capables de me choisir ! On est 239 donc je suis un sur deux cent trente neuf. Je recalcule. Un sur les autres égal une chance d’en réchapper.

Est-ce que leur calcul est logique… Je me demande… Pour l’instant, ils ne m’ont pas vu ! Est-ce que j’ai bougé la tête ou un membre pour qu’ils me voient ? Nous sommes deux cent trente neuf ! M’ont-ils vu !

Je suis sur mon siège comme un anonyme, voire un chewing-gum collé sur un rebord. J’obtempère. Euh…. Je profile très bas !

Un otage « le con » demande : Que voulez vous ?

La terreur absout  » tu me parles », l’autre baisse sa face. Les 238 respirent…il est mort !

La terreur a très bien compris la question. « On veut mourir en héros ». C’est foutu ! Il ne sera pas désigné ! Il lui a répondu ! On est dans la merde moins un ! On est deux cent trente huit ! Il ne l’a pas tué !

Le con a osé et il n’est pas mort ! Un autre demande « en héros ? ce veut dire quoi ? »

La terreur ne répond pas ! Mauvais signe ! Le pouvoir sur pied qui, placide, ne mouftait pas un mot balance une bastos dans la gueule du curieux. Froid, vide, plafond, chaussures, ongles, cheveux, fesse gauche et droite, humeur hypnotique. Un mort, nous sommes deux cent trente sept moins un, celui qui pose les questions. Mais pas sûr.

On est 236 ou 237 !

On est en tout cas dans la merde !

Ce n’est pas la terreur qui parle mais le placide !

« Le prochain qui pose une question à la con comme ça est mort. Par contre celui qui pose une question intelligente sera épargné ! »

Mince. il veut dire quoi !

« Si personne pose une question intelligente, nous serons obligé de finir les autres comme ils ont vécu, c’est à dire dans une boucherie indescriptible. »

Mince, c’est pas gagné !

Silence de mort, tout le monde cogite, pense, veut !

Un au fond de la salle se lance. Il en faut toujours un pour essuyer les plâtres !

Puis je poser une question ?

« Tu connais la sentence ? »

Oui, mais comme personne ne veut… Je la pose et je ne veux pas mourir.

« Vas-y »

C’est quoi un héros ?

« C’est pas toi ! »

Vlan, la terreur lui met le flingue sur la tempe et lui explose le cerveau.

Je fais dans mon froc et je suppute que la question était mauvaise !

Froid, silence, picots sur peau, circulation sanguine excitée, pantalon sale.

Un autre plus malin, le 234, lève le doigt !

« oui » le regard carnassier.

J’ai une question ! Je peux ?

La terreur et le placide ne disent rien. Ils l’invitent à s’exprimer. La terreur vérifie son cran et le placide huile son silencieux.

Mourir en héros, vous lui avez répondu juste avant, ensuite l’autre a demandé ce qu’était un héros et il en est mort. Je pense que c’est une insulte pour vous que quelqu’un demande si un héros peut mourir ou que le fait de mourir puisse être autre chose que de mourir en héros…je pose donc la question : Est-ce la mort anonyme qui me fera prendre une balle en pleine tronche ou le fait que je ne sais pas quel héroïsme qui vous pousse à finir mort ?

La terreur et le placide se regardent longuement.

L’énergumène qui a posé la question triomphe par modestie, humblement en jetant des regards de connivence vers son entourage proche. Clignement de la paupière, pincement de la joue, revirement de la lèvre.

Il exulte. Ce con.

Le placide qui n’avait jusqu’àlors pas dit un mot lui répond : « C’est bien joué et cela procède d’une finesse qui n’est pas de l’ordre de la survivance. C’est aussi retourner une situation que apparemment vous n’avez aucunement conscience. Vous nous posez une question comme si nous échangions quelques phrases dans un salon de thé.  Sauf que nous ne sommes pas en train de discourir sur le troisième trou du parcours de golf. » Et dans la même veine, l’homme, le malin se prend d’une part un méchant coup de crosse dans la figure et d’autre part le même malin s’envoie dans la narine droite du nez une balle de 9mm qui remonte aux neurones et qui le décalotte.

L’éclaboussure est à la mesure du geste. Rouge papier peint.

233.

On n’avance pas.

La terreur se réveille. Le sang le bouste. « A la question suivante… »

Tout le monde se regarde en chien de faïence. Tout le monde avait trouvé la question du décalotté super bien !

Si avec des questions aussi subtiles, on s’envoie en l’air ! Alors il faut un sacré neurone pour ne pas virer à la déflagration.

Etes vous dans l’histoire ou non ?

Quelle question aimeriez vous poser aux preneurs d’otages ?

Etes vous sûr de vous en sortir avec la bonne question ?

Si vous voulez des détails, le numéro VERT est 06 09 41 04 23

Si vous vous désirez une chance, vous devez écrire la suite.

Prochainement.

Il sera question de la disparition du 230. Un maladroit qui craque à cause de la pression. Il puisait tout son énergie dans l’anonymat. Il s’est lui-même auto-détruit ! Etes vous du même acabit ?

Pour des raisons d’interactions, la production n’est absolument pas responsable de la suite des événements.

Elle s’autorise par pure déontologie de masquer pudiquement les scènes d’horreurs. Le public aux heures de grande écoute peut être choqué par des séquences dont nous n’avons pas la teneur.

La production s’autorise encore à tout moment d’arrêter l’histoire si l’objet et l’envie qui découlent du phantasme prennent des proportions incontrôlables.

En aucun cas les techniciens qui participent à l’émission ne doivent être pris pour cible.

La question est majeure et doit le rester.

La production se réserve le droit de sélectionner les personnes qui auront l’énergie pour s’octroyer un rôle d’otage et donc de questionner les preneurs des dites victimes.
Le casting pour ceux qui ont le pouvoir de tuer se déroulera sur motivation écrite, seulement écrite. La personne qui voudrait passer à la production avec tout son armement fera l’objet d’une poursuite sans discuter. La police est notre partenaire.

En accord avec le CSA (le conseil supérieur de l’audiovisuel), nous pourrons à partir du 210eme réaliser en grandeur nature la suite du drame.

A bon entendeur…, toute volonté de participation à partir de cet épisode donnera droit (Mr jacquard Huissier de justice validant le concours. Joignable pour informations au 06 09 41 04 23) à un tirage au sort pour un séjour de 2 personnes à l’Hôtel Bis, suite mouvementée et bains perturbants.

Avis aux amateurs.

La production ne vous veut que du bien !

« L’amour existe,

Nous l’avons inventé ! « 

 

J’ai mangé seul et j’ai vu

Je mange seul, c’est la seule fois ou je décide de manger seul. J’ai des tonnes d’occase de manger avec plein d’autres mais là une envie soudaine de manger sans avoir à devoir du discours ou de la logorrhée ou de n’avoir personne à qui répondre en tous les cas. Je mange seul. Content d’être seul et content d’avaler sans avaler les sentences de tous. Je m’assois et je commande dans la petite pièce attenante aux gens solitaires tout en ayant une vue excellente sur la vie commune. Je commande le plat le plus cher ! Je suis seul donc je commande le plat le plus cher ! Même à deux ce plat deviendrait horriblement hors du marché mais moi seul, à donf, à seul, je le trucule. Je commande et je regarde. Un couple mange et un quatuor enfile et un groupe de dix personnes avale.
La situation gastronomique est en place. Je ne dis rien. Je pourrais brancher le quatuor ou le groupe mais l’observation prime. Je commande. Un vin fin pour solitaire et une nourriture fine pour solitaire. Je ne suis pas là pour étudier mais comme je mange seul, j’ai l’occasion de voir. C’est complètement anodin ce que je dis sauf si….le couple qui enquillait la fin de digestion comme moi eut une perte d’excellence. Pas la femme qui avait tendance à me regarder comme un gardon perdu et l’homme, la canne de pécheur sans vers eut compris que le gardon lui échappait. Moi, mine de rien, je prenais un café et un autre pour voir la finalité du couple.
A table le couple prit une tournure étrange du gardon gardé. Le male sentit bien que la belle avait l’œil au quarante-cinq degrés. J’avais bô commander des cafés pour faire genre, que la belle n’avait aucune suite que de me reluquer. Je suis comme un crocodile ou un caméléon, mes yeux ne font qu’un tour. Et je voyais avec mes 270 degrés que la la belle n’avait d’yeux, on dit, n’avait que son sexe pour moi !
La télépathie s’impose pour l’histoire sinon vous n’allez ou inhalez rien comprendre.
J’essaye d’être clair à défaut d’être intéressant ! Donc la belle me reluque en sous-main. Le gonze sent anguille sous roche, Grave. Il n’a pas l’impression mais je le sens tendu comme un arc de chèque encaissé. Pour vous situer la place, je suis assis à une table anodine et eux sont placés à ma gauche à 11 h. Le placide de dos et l’attente de face vis à vis de moi. D’où la situation inextricable.
Je vous précise que j’observe tout le monde et aucun cas je fous la  zone dans leur couple dont a priori je n’ai que faire ! Je repère de la même façon eux et les autres mais à brûle pourpoint, comme ils sont plus proches, je vous parle d’eux. Ils mangent comme des gens normaux qui mangent. Rien à dire = RAS. Moi aussi je déguste ma commande, en l’occurrence un couscous mechoï.
Comme je vous disais jusqu’àlors, nous étions plus ou moins synchronisé sur le fait d’ingurgiter.
On remplit la panse à fond, voire à donf. Le couple n’avait échangé pas plus de deux phrases compte tenu que parler la bouche pleine n’est pas forcément une manière amoureuse. Je mange, tu manges, je te dis « oui », ou « non » mais attends que je déglutis. Moi de même, dans mon coin, mange sans réfléchir. Je les rattrape à force de ne rien onomathépiquer.
Nous sommes au même virage. La demoiselle que j’observe en loucedé demande à son convivial la suite des événements. Normale, humaine, repue, suite et fin. « Qu’as tu à me dire » semble réclamer la repute.
Lui, (je vous rappelle que je suis en osmose avec ce couple), commence à roter comme un pu repu face à ses intestins.
L’erreur ! Jusqu’àlors tout paraissait normal pour la belle mais now l’ours apparaissait à sa juste suffisance et elle, elle voulait la suite de l’histoire qu’il était incapable de lui fournir malgré le vin et les clopes !
D’ou la mutation de la belle voyant son don juan se déballonner au fur et à mesure qu’il se subtentait. Elle mangaille, elle rigollaille, elle percutaille mais elle chatouiaille de la verve du soudoyeur.
J’avais repéré sa nuque au gonze et je me positionnais comme un sauveur de mer pour ce petit gars pas à la hauteur.
En voyant sa nuque, j’avais vaguement l’impression qu’il devait digérer voire faire la sieste avant d’être opérationnel. La miss avait très bien ciblé le personnage et commençait à visionner autre part !
Moi, étant dans son champ, potentiellement plus réveillé, pouvait correspondre à son aptitude.
Ni une,ni deux, je détournais mon regard de caméléon, non pas pour la mépriser mais plus pour lui remémorer que la sportivité est un principe du manager !
Elle m’a regardé et moi je l’ai vu et sa nuque m’a remarqué mais elle avait décidé a priori de manger avec son sportif et si celui-ci a des fautes gastriques, elle doit assumer le rythme au moins pour la saison ! 
Manager est un sacerdoce !