Ya énormément de boulot !

 

Ya énormément de boulot ! 

 

Je scanne une fille sur un photomaton très vieux du genre de la photo de nos 3 ou 5 ans. Je prends la femelle sur un 3 cm sur 5 et je vois ce que je peux en tirer. Que Chie ! A moins de lui ravaler la façade. Non pas pour lui remettre la face qui pourrait la séduire mais plus la face de ses humeurs à cinq ans. 

Je suis dans la merde. Je ne la connais pas à cette époque ! 

Je l’aime bien maintenant mais pas au pas point de changer sa face du lors qu’elle veut ! 

En plus sa phrase du long champ qu’elle espère après moi est « je te revaudrais ça » Eh ben je ne suis pas dans la merde ! Comment ! Au mieux elle me masse sur tout le long de mon corps ou au mieux elle allonge un grand resto sur mon dentier. Elle me revaudra cela ! Ben mince ! J’ai vu la photo et je l’ai vu : cela m’a donné envie de me saouler ! Au moins je suis dans la mouise jusqu’à que je dorme pour lui dire que sa face n’est pas accordable avec son enfance ! Qu’il faut réagir avec son état adulte pour se vieillir un peu en accord avec ses doigts qui m’a donné sa photo. Je vais devoir trouver une face commune à son humeur et à ma manière de lui dire que sa photo est morte ! 

Le japonais de service est mon maître ! De la pustule suintée avec amour ! J’en sors pas ! Elle y croit à sa photo que j’y croit pas ! J’ai fais l’effort de scanner la photomaton con de con de la conviction pour rattraper l’histoire du temps qui fuit. Ben rien est apparu sur l’image pour faire semblant. Je cherche encore l’excuse pour faire semblant ! Ecoute Christiane ta photo est naze….teuf teuf… je ne peux plus rien pour toi sur l’image. Oui je t’ai dis que je revaudrai cela  ! Ben mince ! Elle me retourne ! Je dois agir comme une putain de combattant comme t’as pas d’honneur tu meurs. Il en va de ma conscience de savoir-faire ! Je suis au bout du rouleau de l’objectif.  Y je moi fais comme un acte comme moi quand j’ai pas envie. Je retouche la photo déjà en rêve pour fournir le truc qui n’est même pas mon psy. Acte a dit la masse. « je te revaudrais cela » Elle est morte la photo. Je sens le vivant. Plein de points sur la figure et de surface à améliorer. Elle est toute petite dans la forme et dans le fond car je n’ai pas à lui revaudrer quoi que ce soit.  J’envie le tiers de l’image, celle où il y a pas besoin de modifier un contraste. Je la vois demain pour lui dire comme un docteur que sa jeunesse est hors de propos. Le photomaton tue. Quand la picture doit ressembler à toi dans l’instant, elle enfonce le clou. 

 

L’argument de choix pour expliquer est ma photo relookée par mes soins. Je suis bien sur la photo qui a dix ans. Une photo bien prise, un moment où j’étais dans l’humeur et que je veux transmettre. Ben oui il se la pose le gars. Je m’inscris au serveur des rencontres pour voir si c’est possible de faire sur une image. Je refuse de payer pour plaire mais je ne refuse pas de savoir que mon image peut faire bander. Contact ! Yes ! Contact ! J’ai du moulu sur le web ! Je séduis sur cv. Je ne réagis pas car la deuxieme phase, je dois payer. Je ne paye pas. Je fais contact et je vois les personnes qui veulent me voir. Profil : femme 32-40 plutôt asservies de leur travail car pas le temps, vermoulues de leur boulots accaparants, des femmes seules qui se meurent de ne pas rencontrer l’âme sœur. Elles bossent comme des malades au point d’accumuler des sous sans savoir les dépenser avec un amour probable. 

 

Pas de contacts possibles car il eut fallu que je m’investisse dans l’histoire alors que je ne veux seulement savoir pourquoi l’amour est si difficile. Il est sûrement là sans toutes ces diatribes réseaudes. Je prends acte malgré tout pour comprendre. Je suis dégueulasse mais la sociologie passe par ce genre d’expérience. Je rencontre. Et je fais rendez-vous. 

Elle est dure l’expérience ! « salaud » diraient les femmes. Je vous emmerde « dirais-je » après tout je prends sur la place du marché ! L’image comme de l’étalage je prends comme une sole fraîche et ses humeurs à suivre. 

Ce ne sont pas les lettonnes ou des russes ce sont que des femmes seules sur la place ! Des européennes point barre qui meurent de vivre seules ! 

 

Je ne joue pas avec l’économie de marché donc faite pas chier avec vos sguègues mal lunés. La seule où vous n’auriez pas tort est que je contacte sans conviction. Je ne suis pas en quête donc merdique. Cela fausse forcément le sujet. J’en conviens mais je ne peux pas faire autrement. 

 

Je cherche la daube assurée. Il  court le furet. Yeah yaeh il sombre dans le tunnel. Pas accompli le corps en mouvement, un point dans l’axe peu joint une sorte de perspective. Une fuite ratée car pas établie. Je sauve. 

 

Bing bing bing bing elle frappe elle frappe  à tout va cocon va à tout va elle frappe elle frappe elle frappe bing bing bing tchalkl ! tchalkl ! tchalkl ! bing bing bing bing ! Tu veux ma photo ! 

 

Arrrrrrrrrh je pends je prends arhhhhhh je puise la sale engeance qui m’habite aaaarrggggh je la veux elle est là…. Ah mince grimbe toi yes yes arrrrrgh je blinde lent sang qui joue avec nous ! arrrrgh t’es mort et t’en veux ! arghhhhh ouille il me joue ! Il faut il faut que arghhhhh j’exulte argggghhhh tu chies. Vive la chiasse ! arrgh c’est pas bon ! je fais dans mon foc…. Yes  Ca tombe c’est verrt ou pas coloré argggghhh Ouille  t’y va fort dans le moins ! 

 

Arghrrr comment tu puises la source ? arghh il verdit ! 

ARRRRGH ouriirjipfbjfibjidbjgdbidjbi y va y vais 

Yes yes yes quand tu te branles ça mousse ! yeyyeeyeyyye 

Sniff  je prends le sniff com. 

Ye zy va 

Elle est pas verte l’eau sinon on le saurait ! ZYVA Ca frôle les dents !  yeyeyyeyeyye 

Je prends l’eau comme un puit tout seul dans le désert. 

Elle ne sera pas cette eau qui suinte à montreuil ou ailleurs. Elle te gobe et puis elle te mange et puis elle est pouvoir de l’eau comme un  conduit. 

Je suis un petit gars tout simple qui boit ! 

 

Ye ellle est bonne je ne la même trucule ! je bois comme un gars du pays qui s’en accommode. 

On est bien à défaut d’être usé. 

 

L’eau yes l’eau dans la nasse, yo l’eau yes y z va yes à donf ye ye ye ye ye ya aya ya bnya aya nayayaayayaya bn  ghggo,nng   gong gong gon g     zy va vva avavaavava 

 

Je meurs de vision pointue d’asseoir sans fin de diatribe commune de matos apointé d’idée valable, retour gigotant d’amour frigorifié de loi établie et de voiture qui fonce dans le mur. 

 

Musique changeante ! Un vieux cow-boy qui hurle ! Je prends. 

 

Ca va chier comme d’habitude ! Un cow-boy qui nettoie son arme dans l’enceinte d’un bar ! Ca va chier la moerte ! Faut toucher son fute dans le seuil ! Il va flinguer à tout va ! PING PING PING le sang rigole sur les murs vive la tarte aux pommes, le sang a giclé comme il se doit quand le meurtre est tangible. Ahhhhh y a du sang partout ahhhhhhh c’est normal ils sont tous morts. Je suis boulangère et je n’ai rien vu !. L’arme est répétitive ? 

Non chef  il a tué pour cela comme une envie ! Bien. 

Quoi bien dit l’attorney ? 

Oui bien nous savons que c’est un pro ! 

Ah ! C’est moi qui a tiré ya un problème ? 

Ton arme est où ?  Je ne l’ai plus car je vous emmerde ! 

Vous allez bosser ! 

Tu veux dire que c’est toi qui a tiré et que les morts sont à ton compte ? 

Je dis que j’ai tiré et que les morts ne sont pas à mon compte car j’ai pas fini. 

Tu te fous ma gueule ? 

Non, j’ai tiré et je n’ai pas fini. 

Joe mets lui les menottes. 

Cling crac menottes aux poings. 

T’as tué ? 

Oui j’ai tué mais j’ai pas fini. 

Ah ! on t’arrête donc tu ne peux pas terminé ! 

J’ai pas dit que j’avais tué maintenant mais je dis que si on me laisse en liberté j’ai pas fini. Ottes 

T’as les menottes ! t’es arrêté donc c’est terminé ! 

J’ai pas dit que j’avais tué ceux qui sont morts ! Prouvez le ! Par contre c’est pas fini ! 

On t’a vu tuer comme un forcené ! T’en prends pour vingt ans ! 

C’est vous qui le dites, moi je n’ai pas tué même si ils sont morts et que je suis content qu’ils soient occis mais je n’ai pas fini. 

Fini quoi ! ou ! quand ! 

Aujourd’hui ! 

Tu ne vas jamais sortir ! Et tu veux nous faire croire que la suite est seulement à venir et ce matin c’était un hors-d’œuvre ! 

J’ai pas dis cela ! je sais que vous ne pouvez pas me retenir pour des actes que je n’ai pas accomplis donc je dis que ce n’est pas fini ! 

AHHHH AHHHH AHHHHH 

Tu sais qu’on peut te garder 48h en garde à vue ? 

Je sais mais ce n’est pas fini malgré vous ! 

Tu veux dire qu’en 48 h tu peux finir ce que tu as à finir ? 

Oui. 

Et comment tu vas faire ? 

Vous jouez aux échecs ? 

Non ! Tu me prends pour un homo ! 

Et bien si vous jouiez aux échecs, vous comprendriez tout ! 

Ca veut dire quoi de jouer aux échecs ou à la belote de comptoir ? 

Vous sauriez. Que ce n’est pas fini. 

Y nous fais mariner, c’est un petit con de branleur de tueur ! On le garde 48 h. 

Je ne vous ai dis qui j’allais tuer ! Vous savez ? 

Bien sur qu’on sait pas connard ! On bosse et on en a rien à foutre espèce de dégénéré. 

Vous travaillez ? 

Il est con ce mec je vais le buter ce sera mieux qu’il pose des questions débiles ! 

Vous êtes marié ? 

Ben oui espèce de branque ! 

Vous avez des enfants ? 

Ben oui schroumtph. Je le tue maintenant ou plus tard ? 

Votre fille s’appelle Peggy et votre fils s’appelle Arthur ? 

Euh…Oui. 

Je joue aux échecs, rappelez vous ! Et ce n’est pas fini ! rappelez vous encore ! 

Je n’ai pas tué qui que ce soit mais ce n’est pas fini. 

Si tu touches à mes enfants je te tue ! 

Je n’ai pas dis cela. J’ai juste dit que je n’ai pas tué ! 

Et que les circonstances sont contre moi et que je n’ai pas fini mon travail. 

Tu te crois malin et tu penses t’en sortir ? 

Vous êtes grand-père ? 

Euh…je t’emmerde ! 

Avez-vous l’intérêt de me garder longtemps dans vos locaux ? 

Je peux rester 48h mais je n’ai pas fini. 

Je t’emmerde ! 

Je n’ai rien contre ! mais si nous pouvions trouver une solution qui arrange tout le monde… 

Tout le monde ? 

Votre fonction et la mienne…. 

Je vous relâche, nous avons aucune preuve contre vous ! Allez vous faire tuer ailleurs. 

Merci Monsieur l’inspecteur. Mais n’oubliez pas que je n’ai jamais fini. 

Ce soir je travaille et demain peut-être aussi. 

Bonne soirée. Monsieur L’inspecteur. 

 

 

  

 

Journée marteau-piqueur

Journée marteau-piqueur. Marteau-piqueur banque, marteau-piqueur librairie, marteau-piqueur troquet. Un bruit me suit. Il interfère les autres sons me parvenant dans les oreilles. Journée marteau-piqueur, je mute marteau et j’entends des bruitages sonores, les voix, les voitures, les lumières qui chauffent. Les chiens aboient. Du son, plein de sons différents se mélangent dans mes cavités. J’entends, je n’entends pas. Ils sont présents, petits bruits insignifiants. Des ondes qui traversent mon cerveau. Des points sur des lignes, une partition. Je n’ai jamais su la lire. Tant mieux pour moi, ces nuisances là m’échappent. Je suis transparent. Quel est le nom de l’auteur ? Une Histoire d’amour, une belle histoire de pardon. Il est amoureux, il aime avec la passion du vrai aimant. De celui qui sent ses entrailles vibrer quand il pense à l’autre, celui qu’il aime. Il en a des raisons d’haïr, il se retrouve en prison par sa faute. Il pourrait exploser, sa tête d’abord, son corps ensuite. Il ne fait rien de tout cela. Il l’aime au-delà de son existence. Il aurait pu se donner la mort pour reposer son esprit. Il n’en est rien. Il se révolte et il aime, il veut vivre pour cela, pour sa révolte, pour la dire à celui qui l’a trahit par amour, par trop d’assez d’amour. Il garde son indifférence pour les autres, pour ceux à qui il ne donne que sa façade. Il réserve son énergie. Il a bien raison. Quelle espérance du monde peut dépasser son offrande pour l’autre. Le cadeau de lui, entièrement, dans ses moindres fibres. Ce n’est pas de l’amour. Ce mot ne signifie pas grand chose. Il est macroscopique. Lui le voit cellulaire. L’instinct du complémentaire imbriqué absolu dans ses creux et ses bosses. Il est là dans sa cellule, son double s’est envolé, parti bassement sans aucune alternative. Il est vide, lui si rempli jusqu’à cette période. Il n’a pas de haine, il réclame ce pourquoi sa vie était limpide dans son cœur, dans ses humeurs. Je suis enveloppé aujourd’hui. Je pense à toi et je suis enveloppé. Je me demande si la puissance de son amour, l’expression si juste, le cri si harmonieux, l’homme si lui-même ont un jour pu me sublimer comme Oscar Wilde. Je suis enveloppé des tempes aux doigts quand je frissonne au peu de consistance, au peu d’humain qui me fait. J’ai honte de ne pas avoir une petite once de ce qu’il est. J’ai voulu te l’offrir, cette lettre. Elle dit ce que je ne sais pas dire, ou alors il faut me martyriser pour qu’il en sorte ce putain de cri. Il n’a jamais pensé au problème de son cri, ou à sa puissance. Il l’a expectoré sans même appréhender ce qu’il en découlerait. Moi, j’annone mot après mot pour en arriver, peut-être, à exprimer ce qui palpite dans mon cœur. Je suis un handicapé de l’expression. Toutes. C’est sensé être une dédicace d’un livre adressée à toi. Je ne sais plus si la dédicace déborde. C’est quoi la limite d’une dédicace ? Je pense à toi, je t’offre un livre parce que je t’aime, lis le, il est super ! Dédié, cassé. Est-ce obligatoire quand on offre un libre, une œuvre, un tableau…quoi d’autre encore… Un objet personnalisé.  Je dédie ce livre à toi, Katrin. Ca

Salut ma poule

Salut ma poule
Oui je reconnais. Je mets en Arial parce que c’est plus gros comme police de caractère. Je débute pour t’écrire alors forcément….Je cherche le pourquoi du comment qui va m’amener à te raconter une histoire débile de mon acabit ! Un truc sordide ! Du genre « il a tué mais il n’a pas fait attention au sang sur ses mains ou » du genre « il a tué mais il a fait attention à ses mains mais il ne savait pas que ses doigts étaient trop long » ou du genre « il ne sait pas qu’il est un sérial killer mais en tous les cas, il sait que son frigo fonctionne ».
Pour aborder le sujet du jour attentionné ou voire (du doute) mal-entendant, le frigo a lâché. Donc, en tant que sérial killer, je suis dans la merde ! Oui ! J ‘ai oublié de te dire que le frigo pour les cuisiniers et les serial killer est très important. Toi, forcément, tu ne t’en doutes aucunement parce que tu es bon cuisinier mais moi qui suis que sérial-killer, je suis forcément dans la merdouille. Je découpe ma victime avec conviction de tueur, ou de boucher autodidacte et je tranche les membres avec l’enjouement du forfait bien accompli. Bing ! Mon frigo tombe en rade ! D’une part, j’ai complètement oublié de vider les poches de ma victime tant j’étais subjugué par son sang dégoulinant et ses viscères surprenantes et d’autre part, comme mon souffre-douleur n’était pas consentant, je dus pour le calmer, lui assener un énorme coup de bâton sur la figure. Résultat des courses (suis je puis me permettre) = je n’ai  pas les sous pour acheter un nouveau frigo à point  et à ma mesure de tueur en série que je suis. Ma carte bleue étant sujette à fonction fonctionnelle pour des actions aussi imprévues que (une) (ça me fait chier de mettre entre parenthèse pour asseoir un sens, mais bon…) exposition au fin fond de la Lozère (mon lieu d ‘habitation), je consume les objets (membres de séries) dans mon barbucue de fortune ! C’est mon aléa de pétrole qui m’oblige à fonctionner ainsi ! Arghhhhhh ! Je suis un tueur en série très mal compris ! Fut un temps où un homme de mon acabit pouvait allégrement disséminer les membres de ses congénères au vent sans qu’on lui demande un soupçon de justification pour ses actes. Le moment à défaut de temps est révolu. Si je veux stocker mes cadavres dans de bonnes conditions, je dois acheter moi-même, entends tu ?, moi-même mon frigorifique pour entreposer les membres sectionnés afin d’étudier dans de bonnes conditions tous les impartis vasculaires et musculaires dus au dysfonctionnement du corps. Je suis dégoûté par la vie que je mène ! Moi qui a(con)ttribut à l’élaboration de l’édifice génétique humain en sourdine, je ne suis pas du tout aidé et je dois faire face seul à ma solitude de char(cutier)cheur dans ce domaine ! Comprends tu mon désarroi ?
Katrin à qui je raconte tout dans l’immédiat de l’amour que je lui dessers, m’a trouvé une solution épisodique ou dithyrambique ou allégorique ou machiniste ou amourique, tu choisiras le genre qu’il convient à mon humeur, pour stocker les membres en passe de prendre une couleur exécrable ( bleue ), exécrable pour elle, pour moi chaleur de l’âme (rigolo comme lapsus) chasseur de lame ne prend pas en compte à tous les instants. Seulement après acte, donc finalisation du corps meurtri que je sectionne dans l’ombre de mon atelier frais et venté.  Donc, dis-ai-je… Katrin m’a trouvé une solution que seul l’amour le frapadingue peut aborder. Elle détient dans la cave un frigo-senseur offert par sa famille qui sommeille longuement dans notre garage. OUF !!! Je suis sauvé ! Mon monstre qui gigote en moi et les morceaux qui gigotent faute de froid vont enfin trouvé la solution du stockage en froid ! Comme quoi l’amour un peu dispersé dans ce monde de brutes….Je vais pouvoir agrémenter nos sauces en tous genres avec un ragoût digne de ce nom ! Nom, nonce, évêque, pape, je me ferais bien un curé ! Après tout nous n’arrêtons pas de bouffer de la vierge, du 800001, de la semoule, du beurre encarté, pourquoi pas un zeste de soutane ! Après tout ! Notre frigo est plein de merde qui pue la mort alorsssssse que nous voulions conserver pour l’humanité et le soutanier plein de propos indigestes genre « gratte ta bite, il en ressortira du suc » accomplit tous les jours ses blasphèmes contre-nature qui emmerde le peuple ! Oui ! Après tout ! Je me ferais bien un curé ! Et pourquoi dans mon frigo qui ne marche pas ! Après tout ! Mérite-t-il autre chose que de faisander un peu pour prendre de la bouteille (le sang du christ en sus). On dit toujours le bon vin est celui qui a du tanin. Du curé qui prend de la couleur bleue de surcroît doit bien être mangeable ! Je change de frigo pour les yaourts et je garde l’ancien pour les curés. Merci Katrin ma douce qui éclaire ma forme de gestion des corps ! Je suis amoureux, faut le dire, à toi plus qu’aux autres, tant ta sensibilité peut comprendre tout le simiesque de notre histoire. Tu le sais ! Je suis charcheur  de la chose qui nous habite ! Alors au fond ! Je suis, suis charcheur tout coup(hi hi !), n’en déplaise aux chercheurs en herbe diplômés qui utilisent des appareils pour agrémenter leurs salaires ! Mon laboratoire est à la maison. Il suffit à mes expériences humano-spirituelles que je mets en œuvre à longueur de journée. Je suis, à l’instar d’Artaud, celui qui n’est pas assimilé mais je m’en fous car, mine de rien, a contrario cette fois ci, je suis anonyme donc pas dangereux ! Ne dévoile jamais mon segment sinon comme toi je risque de finir humain ! Donc dans le mer(véthisme)de.
 

Vises
Pascal
 

LA MA1 et LA PA2 Machines de mutation et d’habillage aléatoires.

LA MA1 et LA PA2 Machines de mutation et d’habillage aléatoires. 

« Tu es dans la grande salle, Frank ? Bon, j’arrive, prépares tout, chauffes la machine. »
 « Oui, donc…disais-je… Nous avons mis au point une machine capable de transformer des dessins manuscrits… » « manuscrits ? » « Oui, dessinés à la main. Cette machine baptisée par nous Mutation Aléatoire 1 métamorphose un dessin en volume. Vous verrez tout à l’heure une démonstration de ses capacités de conversion. C’est impressionnant ! Frank mon assistant et le concepteur, faut le dire, de Mutation Aléatoire 1, MA1, la prépare en ce moment. MA1 demande une préchauffe de 15 minutes » « Pour mes lecteurs, Docteur, pourriez vous expliquer avec quel matériau le volume est constitué ? » « Dans l’immédiat, dans la version 1, le métal est la matière utilisée, les couleurs sont appliquées dessus avec une autre machine. » « Ah bon ! » « Oui la PA2, le dispositif Peinture Aléatoire 2. La PA1 barbouillait un peu trop les volumes, nous les salopait même. Frank et moi avons du la modifier, je dirais même, la re-conceptualiser complètement pour que les aplats soient plus uniformément disposés sur les surfaces. Maintenant ça marche impeccablement, la PA2 est au point. » « Et la durée du processus de mutation ? » « très variable, le temps découle de la complexité du dessin, Frank a élaboré le programme de telle façon que le style du dessin importe peu. Bon ! Trêve de bavardage, allons voir la MA1 et la PA2. » « Bien Docteur » « Frank, tout est prêt ? Nous arrivons. »

« Non ! » « Si, je t’assure. Je ne m’embête plus du tout. A notre époque, c’est une gageure d’avoir des vrais plantes alors qu’il existe tout qu’il faut chez les nouveaux designers ! L’avantage sans les inconvénients de nourrir ces satanées plantes qui, au bout du compte, crèvent tout de même. Moi, j’ai carrément changé mon fusil d’épaule après avoir vu le catalogue ‘Formes’. J’ai acheté des plantes en fer avec des couleurs très gaies. C’est vrai quoi ! Du vert, du vert et encore du vert ! Quand j’ai survolé le stock, j’ai craqué tout de suite pour les travaux de Franck…euh… Merq ou Mercky, je ne sais plus. Dans mon décor baroque, tu vois le contraste ! » « Qu’as tu fait de tes plantes ? » « Ni une ni deux, j’ai embarqué tous les pots, je les ai posés dans la rue. Crois moi ça n’a pas fait long feu ! Tout a disparu en dix minutes ! Maintenant je me marre ! A eux de galérer avec leurs plantes vivaces qui prennent la poussière ! Moi c’est au jet d’eau que je les nettoie mes plantes factices ! En un tour de main, elles brillent à nouveau ! Je suis hyper confort ! » « Génial ! » « Je te le fais pas dire ! En plus, je les ai commandées sur Internet, elles m’ont été livrées en deux jours et si ça ne me plaisait pas, je pouvais les rendre dans un délai de quinze. Top, non ? Tu connais un fleuriste qui a le même service après vente ! T’en connais toi ? » « Non c’est sûr ! Files moi l’adresse web que je fonce dessus ! » « Ne prends pas les mêmes. Comme ça on fera des échanges. » « Super ! » 

 

Penser autrement. Là réside le processus d’approche de l’objet que tu aperçois devant toi. Répète le sempiternellement. Penser autrement. Penser autrement. Bon dieu que c’est dur ! Ce n’est pas une gymnastique facile. Penser que la manière de raisonner jusqu’alors doit être remisée au second plan pour entrevoir des images que, sinon, je n’aurai pas vues, voire même esquissées. Je passe une porte et je situe les événements avec un nouveau regard. Tout neuf. Un, deux, trois ! C’est bon, je vois autrement, je pense autrement donc. Des fleurs aux corolles énormes, des tuyaux emberlificotés, des personnages badins, des couleurs chatoyantes, des cœurs bariolés de rouge, des nénuphars jaunes en étages, des coccinelles sur pilotis, des châteaux forts sans guerriers avides, une femme bâton qui élève ses mains dans l’air, une tortue défoncée à l’eau sous pression, un serpent lasso dont la langue ne demande qu’à être tirée par des importuns, un bavard avec son graal, un gars un peu mal barré avec ses côtes apparentes, une femme tour Eiffel qui serait sûrement tombée sans ses quatre pieds, un jeu du genre ‘tu gagnes, tu vas au paradis des joueurs, tu perds, tu ne sais pas grimper à une échelle’, des têtes sans corps accrochées entre elles par leurs neurones…Oui c’est cela. Penser autrement. 

 

Le nombre 23

27/02/07

« Le nombre 23,
Est-ce une prédiction ? La prédiction attestant que, 23 ans auparavant, un petit bout de chou à la tête blonde deviendrait, en grandissant, une belle plante pleine de vitalité tournoyante, baptisée par sa famille du prénom de Delphine. Les quelques parchemins découverts aux abords de l’événement n’en disent pas plus à l’heure actuelle sur ce cas typique de naissance en bonne et due forme. Peut-être, d’autres fouilles dans les environs permettront de découvrir de plus amples détails sur le pouvoir de cet enfant extraordinaire qui naquit à cette époque. Quelques signes pourtant ne peuvent qu’attester que sa naissance n’était pas une naissance toute commune, je pense que les historiens ne me contrediront pas sur ce point. Une lueur à l’apogée du site apparut dans le ciel, une lueur diffuse bleue dont sa lumière enveloppait délicatement, comme une aura, son petit corps flêle de nouveau nourrisson. Les sages, arrivés des quatre coins du monde, entourant son berceau, virent en cet acte, un signe manifeste que cette naissance n’était pas comme les autres de cette époque mouvementée. La petite Delphine sera plus tard, toujours d’après les spécialistes, une grande communicatrice. Il devait se révéler que la sagesse prit le dessus sur le rationnel car Delphine adulte est une communicatrice professionnelle. Peu s’en faut de nos jours pour flatter le peuple avec des chimères de la communication moderne, il est vrai que nous sommes abreuvés dans ce siècle d’informations exceptionnelles propres à nous enorgueillir de notre statut d’être humain, Delphine, à l’annonce de sa naissance aurait pu être le Xième événement de ce siècle. Il n’en a été rien. La discrétion entourant son apparition et ses premières vingt-trois années de son existence fut exemplaire. Sa famille, consciente du rôle échu, suivit scrupuleusement les conseils des sages présents ce fameux jour. La petite Delphine commença le début de sa vie  dans le plus parfait anonymat. Elle fut une petite fille ordinaire, allant à l’école comme bon nombre d’enfants du même age. La condition, dixit les spécialistes, au développement optimal de ses dons. La petite n’en savait rien, même si quelques prémisses de son extraordinaire bagout contraignirent quelques institutrices à se poser des questions sur sa petite personne. Les parents convoqués à l’école expliquaient finement que Delphine est une vraie parisienne et, de par son état, le débit caractérisé de son organe vocal était un stigmate de la vie mouvementée dans une zone urbaine. Cela passait en général, par contre ce qu’il l’était moins, et ses enseignants avalaient de plus en plus mal la duperie, Delphine, grande communicatrice enfant, dégageait un tel charisme, encensait ses petits camarades, qu’il était très difficile pour son entourage de masquer ce que deviendrait plus tard la Delphine adulte. Ses parents, conseillers, sages usaient des trésors de supercherie pour expliquer ce don par des couverts tortueux de rationalisme. Delphine, toute petite, ne comprenait pas que l’on puisse la réprimander simplement à cause de son naturel babilleur. Petit à petit, ses maîtres lui expliquèrent qu’elle n’était pas comme toutes les petites filles et qu’elle avait un devoir de se contrôler et de réprimer son instinct verbal sous peine d’être rejeté par les mortels communs qui l’entouraient dans sa tendre enfance. Ce don que le monde lui avait offert prit des allures d’un lourd fardeau pour elle, tant le frein de son comportement lui était difficile à accepter. Elle eut cette conversation sérieuse et grave lors de sa petite enfance, à huit ou neuf ans de son parcours d’enfant rêveur ! Prendre conscience de son inaptitude à être comme tous ses petits camarades l’amena à transformer son caractère très sociable en un maelström intime de communication personnelle… »
« Pourriez vous nous expliquer, Maître Mandille, ce que représente ce texte dévoilé que le comité a trouvé dans votre chambre ? Est-ce bien ce que j’entrevois au travers de ces premières lignes ? Avez vous l’intention de révéler le secret si jalousement préservé depuis 23 ans ? Pouvez vous expliquer cette félonie à l’égard de l’humanité ? Pouvez vous vraiment justifier votre acte devant notre comité ? Répondez sans biaiser ?
Messieurs les sages, ce matin, j’ai voulu m’entretenir avec Maître Mandille des opportunités de la nouvelle politique que nous mettons en œuvre. Je me suis rendu à ses appartements comme nous le faisons naturellement lors de nos réflexions en duo. Maître Mandille n’était pas chez lui et je décide de l’attendre tout en préparant mentalement notre visite. Je m’assois à sa table d’échos rayonnants, patiente. Je fus surpris néanmoins par un feuillet reposant sur la table à deux encablures de mon corps. Une feuille chez un maître ! Voilà 23 ans que nous n’utilisons plus ce support ! Pensez bien que j’ai pu être intrigué par cet objet insolite dans le centre ! Je m’approche curieux ; comme nous tous ici, une feuille avec une écriture et un sens d’écriture rappelle des temps anciens ou une dimension révolue ! Je pensais sincèrement que Maître Mandille étudiait un texte ancien pour enrichir son savoir télépathique ! Et bien, non ! Je lis et je fus stupéfait de tomber sur cette page que je vous ai lue précédemment ! Ce n’est pas tout ! La première horreur passée, je fouille dans ses effets personnels sans plus aucun scrupule – acte que je ne me serais jamais permis de faire si je…si je n’avais pas découvert ce début blasphème – et je trouve entre deux robes de cérémonie la suite sur une dizaine de feuillets que voici ! Oui, Maîtres ! Maître Mandille a ourdi un complot de révélation dont la portée va nous être explicité par le coupable ! Tout de suite ! Je vous épargne la lecture du reste ! Vous supputez bien que la suite relève du même acabit ! Maître Mandille, qu’est ce que vous avez à répondre pour votre défense ? »
Je me lève, traverse la salle et me positionne au centre du cercle des sages, au point de mire du flux des pensées qui nous traversent. Je prends l’envol des énergies, j’en ai besoin. Le moment est délicat ! Je risque gros dans cette affaire. Je risque mon don, celui que Delphine a transmis à chacun d’entre nous quand nous l’avons prise en charge et guidée dans l’utilisation de son flux ! Je sais que ce moment arriverait ; je m’y étais préparé…en partie ! Suis-je présomptueux de mes forces d’argumentation ! Je ne sais… Je n’ai jamais eu à me défendre auparavant auprès de mes pairs. Je les connais tous si profondément ! Nous vivons, 23 ans durant, la parfaite osmose spirituelle. Nous déroulions chacun le flot des pensées qui nous animent et ceci, d’années en années jusqu’à l’ultime fusion qui forma notre tout. Oh… Ca… Je les connais bien ! Notre but commun découle entièrement de la force de Delphine, et personne d’autres qu’elle, put, à ce point là, transcender notre flux. Je dois, nous devons notre position, notre réflexion à Delphine… Est-il temps de bousculer ce fait établi ? Ai-je le droit, la puissance, le devoir de le faire ? Je ne sais plus… Pourtant, quand j’ai écrit la vie réelle de Delphine, j’avais pesé le pour et le contre. La clarté de mon acte s’en trouvait renforcé. Nous devions établir un nouveau mode de pensée. Il est temps ! Ca, je le sais mais aboutirais-je vraiment au but que je me suis fixé. Delphine peut sans doute atteindre cette harmonie. Puis-je les convaincre de m’aider à la préparer…à cette nouvelle mutation…
Je sens leur force déchirée qui me précipite dans mon moi très profond. Il trouve tout doucement la voie du sens, le seul qui me sauvera, qui nous sauvera de la stagnation des mouvements spirituels dans lesquels nous nous fixons depuis trop longtemps déjà. Le sens remonte à mon cerveau par vagues successives pas très bien définies. Je me nourris de cette marée. Elle plonge mon cerveau dans la multitude des mots qui sortiront par les canaux d’énergie branchés directement sur les sages angoissés. Laissons l’énergie emplir mon moi. Je sens déjà le bien-être reprendre le dessus, les mots choisir les accords parfaits, les rythmes trouver leurs musiques. Je suis prêt !
« Messieurs les sages, Maîtres du centre, Delphine, au départ de son existence nous a appris une chose fondamentale qui a toujours fait partie de nous, que je me permets de vous rappeler pour l’occasion : le principe même d’un ordre non structuré. Avant l’apparition de Delphine dans notre monde, l’ordre mondial n’avait pas de corps. Chaque pays, chaque religion, chaque société comportaient des structures individuelles qui perduraient grâce à des convictions très localisées de groupes d’individus primant leurs intérêts personnels avant ceux de la communauté. Nous ne pourrions dire de cette époque qu’une communion émergente eut pu modifier si durablement la manière de sentir notre existence.