INSTANT 1, 2, 3, 4

INSTANT 1
 

La boucle est bouclée ! Après le précipice de ton absence, je m’en vais, vaille que vaille, chez notre voisin Martin le patron du bar. Arrivé à bon port, ce n’est pas duraille ! Vu la distance qui me sépare de mon vice, j’enfile sa porte sans coup férir et j’annonce histoire de réveiller la populace : « Bonjour la France profonde ». Ca rigole jaune ou l’incompréhension ! Mais peu importe, je ne suis pas là pour satisfaire leur ego mais pour me venger de leur suffisance de bienheureux alors qu’il m’était arrivé une chose désagréable. Donc je rentre dans le bar, je serre la main, la fonctionnelle, la droite, celle que la plupart utilise pour éliminer les dernières gouttes du sexe en dégorgement, frotte celle-ci à mon pantalon, je m’en fous puisqu’il est sale, enquille tout de go une leffe bien fraîche pour sentir l’ambiance. Quand on parle d’ambiance, j’imagine, toi aussi, le boost qui en découle. La musique à fond, le serveur qui lance les bouteilles en l’air, genre « un fizz de la mer de SOA, pas de blem « , une danseuse nue qui se trémousse, son boulot est d’aguicher le manant et ainsi de suite. Eh bien non. Un péquin vidant sa Leffe au coin du bar, le coin le plus reculé de la vitrine. Martin m’a expliqué que les mauvais garçons ont tendance à boire leur verre loin des yeux de l’extérieur afin de ne pas se prendre une prune sans le savoir ! Je serre donc les mains, au mauvais garçon d’une part et à deux aficionados impersonnels qui fomentent le trouble plus que la vision. Assis comme la gravité l’exige, coudes sur le comptoir, yeux rouges comme les couilles trop cuites d’un bœuf, chien en laisse qui patiente dans son désespoir. Le coup percutant de « la franche profonde » désarçonne mais pas plus. Il faudrait, je pense, un soupçon de cataclysme pour égailler le bonhomme endormi. Je m’installe au bar à égale distance du mauvais et des endormis. On ne sait jamais, ils pourraient se réveiller ! Martin sourit et sourit et sourit. Je suis apparemment le bienvenu. Suis je du pognon ou suis-je Pascal ? A voir…En tout cas je ne suis pas attendu mais je marche sur le tapis rouge de la lie d’alcool en flot. Il peut sourire le bougre ! Lui sait même s’il ne sait pas que je suis prédisposé à accomplir le cercle virale de l’alcool sans condition.  »Ca va Pascal » « Non » « Sers moi une leffe » « Bien la voilà ». Je sombre mais je ne dis pas. Trop facile de montrer à mes playmobils que je vais leur polluer la vie, endormis et mauvais garçon compris. Ils ne le savent pas mais je me délecte à l’avance. Je vais sortir la phrase qui tue, le malaise solide comme les jantes de quatrexquatre de Martin qu’ils ne vont pas comprendre que je les réveille sur la ceinture qui les préoccupe. Je laisse traîner le suspense ! Il sera toujours temps de leur balancer mes états d’âme. Je patiente, viral que je suis. A quand le moment où l’assassinat va jaillir. Mon grand défaut, c’est que je savoure et je savoure, je sais déjà à l’avance que le peu d’alcool qu’ils ingurgitent à mes frais vont leur coûter tellement cérébralement cher que j’ai atteint l’orgasme avant qu’ils ne sachent la vraie raison de mes tremblements. J’exulte au point que je ne peux pas révéler la somme de déjections qu’ils vont se foutre sur la gueule. Je remets une tournée. C’est trop bon déjà. Les endormis se réveillent et le mauvais garçon pas trop con sent l’embrouille et se casse.
Qu’importe ! Les endormis suffiront amplement à mon décor. je relance une tournée. après tout, il faut que mes sujets d’expérience soient dans de bonne condition de réception. Grillés, ils sont, à point la cuisine, je peux commencer les épices… Martin, en bon patron de bar qui en a vu d’autres m’observe. Il suppute l’événement mais il n’entrevoie pas les sources. Je ne suis pas agressif donc dans l’immédiat pour lui le tenancier, le dealer d’alcool, je ne suis pas un sujet dangereux. Il laisse couler la bière ou le whisky de ses réserves sans discontinuité car la caisse se remplit à vu d’œil. Par contre, ma manière le rend perplexe. Il ourdit une sombre rhétorique qu’il n’arrive pas à cerner. Lui comme les endormis attendent avec appréhension ou curiosité la suite de mes turpitudes. Ils n’ont pas tort.
J’avale un xième verre tout dans l’humeur, une sorte de carburant à déflagration, le gign de l’alcool. Je n’ai pas de gilet pare-balle mais le taux est mon ami et je lui rend bien. Degré après degré, je forme le volume des instants chavirés comme dit l’autre. Il va être question de sublimer mon liquide et, là, je sens que mon amour du prochain approche mon cran d’arrêt. Je rigole comme un pape sénile. Je sais que l’instant grimpe à mon cerveau ! Martin entrevoit les premières difficultés ! Je ne suis pas violent, ni discourtois, ni intello foireux mais tout de même ! Ca va dis-je pourrait aussi bien être formulé comme connard, t’es content d’être déjà mort ! Forcément Martin qui a un certain bagage du touriste dans son établissement, à défaut de comprendre, et aussi à défaut d’entreprendre, pige tout de go que l’absolu de mon comportement va créer des problèmes. Il est bien le seul ! Ceux à qui je m’adresse n’ont pas la notion du verbe que je leur distille mais comme tous les animaux sur terre, ils ont le sens de l’agression sous-jacente. Le ciel va leur tomber sur la tête, le temps pourrait causer leur perte, a fortiori, dans l’instant, je représente l’animal en quête de chair débile. Ils le sentent, les bougres. La gazelle Thompson, bond après bond, a plus de chance de s’enfuir, la brousse n’a pas de barrière. Les endormis sont mes victimes. Je ne supporte pas les endormis, surtout quand ils n’ont aucune drogue dans le cerveau ramifié. La gazelle défend son gigot, l’endormi défend son sommeil ! Je lisse mes crocs. Je retourne mon pelage pour paraître mouton. Je frotte mes couilles sur le comptoir pour marquer mon espace. Je suis prêt. Prêt à envoyer dans un jet perfide mon urine de voyageur, de nomade à la face des bétonnés, les surfeurs du ciment rapide.
 

Suite au prochain numéro
 

INSTANT 2

J’enquille à longueur de journée. Un rythme qui m’indispose. Je ne sais comment leur dire que l’ennui est mon tremblement qui agite leur cerveau. La chose désagréable qui habite mon agis est la chose désagréable du tout soit tout qui’ils vont morfler. Faut qu’ils morflent. Sinon ce n’est pas valable le tant soit peu. Les moutons à rétorsion, ceux qui acceptent l’envie d’être fouettés alors qu’ils ne savent pas que cela fait mal peuvent définitivement crever en silence.  Je les enquille les endormis. En douceur et avec gentillesse. Je les envie presque d’être inconscient de la somme des tortures que je leur distille. Je ne parle pas du bien ou du mal. Ni du ce qui me transcende ou qui m’élimine. Peu importe. Mes endormis vont morfler comme jamais ils n’auront l’occasion de souffrir. Après tout, pourquoi moi et pas eux. Je sers une goutte de calvados, puis une goutte de whisky, puis une goutte de bière et après tout, ils sont à point. Dons je leur sers une goutte d’overdose. Je commence à les percevoir comme un excrément d’homme, une portion de répugnance que, a priori, je gère à mon niveau. Ils enfilent, j’enfile. Après cela, le dégoût est universel, celui de l’enfileur et celui qui enfile. Va savoir lequel qui amasse le plus dans cette histoire. Moi, j’ai toujours mon truc désagréable qui perdure au fond de moi. C’est la simple raison pour laquelle je raconte ma trace. Plus j’avance, plus je m’excommunie, en gros je m’exclus. Je sens que les portions de mon humeur ne peuvent trouver de solution dans mes débordements éthylliques. Ma désagréabilité correspond à ma chance d’être différent du commun qui me fait marcher, qui me fait manger, qui me fait boire. Qui me fait bander. Non je ne bande pas. Je ne bande plus. Ce n’est pas possible d’être comme ça sans avoir des neurones affaiblis. Ah Ah  Ah Moi je bande et j’ai des neurones tous neufs ! Merde j’achète ! Combien ? Je te laisse ton corps en pleine forme et je prends tes neurones à débattre. Combien ? Toi tu es comment ? Tu vends quoi en toi ? Euh… Je suis sans morceau, je suis sans erreur, je suis sans ego exacerbé, je suis pauvre. Alors combien ? J’achète une jambe et une sensibilité. Combien ? Ecoute…c’est difficile à dire vu que je n’ai jamais vendu… Oui, je suis d’accord. Mais puisque tu vends et que tu es pauvre…combien veux tu pour le bon que tu as ? Ben… ma femme… mes enfants…. AH c’est que tu vends ? Ce n’est pas toi ? Tu n’es pas prêt. Ok je t’absolue. On le joue ? Hum…. C’est quoi l’enjeu ? On le joue ou non ? On joue quoi d’abord ? Ben toi, ta femme, tes enfants. On joue ! T’es pauvre donc on joue ! Oui mais je n’ai pas de sous ! Peu importe puisque tu joues…Les sous on s’en fout. OK ! Moi je connais le 421 et toi ? Moi pareil ! Je prends et je prends. Après tout je m’en branle. Tu gagnes ou tu ne gagnes pas ! Après tout je m’en branle.
L’histoire pour justifier sa vente !
Il était une fois un gagio, un étranger qui voulait toutes les femmes du pays. Il arrive comme un seigneur à l’orée du bois, sur son cheval « précipice » et grimpe la colline pour estimer son droit de bandeur. Il entrevoie moult femmes à engrosser à foison. Son mobile l’emmena direct à la source et direct aux vagins des femmes. Les taureaux du coin n’ayant qu’une couille asservie, ont ni une ni deux surtout une, accouru pour préserver leur cheptel. Il dut de son précipice fourbu inventer une sarabande pour que les taureaux couillus de l’une puissent inventer une fête foraine. Moralité : quand tu veux bander, invente un artifice pour paraître anodin. Et là vagin agile est ton certain.
Alors tu as fait 5-5-3 thérèse. Ca gagne certains. Je relance un dé, un, deux dés, un, trois dés, six. Je gagne.
On boit quoi ?
Euh…. J’ai pas de tunes….
Pas grave…laisse tomber… Ta meuf ?
Euhhh…. Tu fais crédit ?
Martin : Y fait plus crédit ! Y est blindé !
Moi : Ah ! Ta meuf ?
Euh……
 

Suite au prochain numéro
Dans lequel il vend sa femme et ses enfants…..
 

INSTANT 3
 

Après tout je ne sais quelle est la suite de la suite que je devais retrouver dans mes méandres. Je ne retrouve pas donc j‘enquille la suite à fonds perdus. Il était un homme, si je me souviens,qui jouait sa femme aux jeux. Et moi comme un gonze que rien ne fait peur avait sublimer sa chance à mon escient. Nous en étions là. A Priori, pour elle et pour moi.  Donc dans les bois et les abois, nous avions sublimé femme, enfant, et jeux. C’est trop facile d’enquiller le binz dans le commun de ce que vous désirez. C’est trop facile de faire la suite pour faire la suite donc je fais la suite . Un homme jouait sa femme et ses enfants aux jeux. Une partie de 421 de derrière les fagots, une partie dans laquelle il ne peut pas gagner à moins de tricher. Il joue foncièrement comme un joueur et il passe sa donne et il joue sa famille. Perdu et perdu et perdu. Nous en sommes là. Que faire. Je lui bouffe sa femme et ses mômes. Que faire de sa femme et ses mômes. Je crois que je vais grailler. Avant tout, je n’ai pas le choix et en plus j’ai l’envie. Je vais créer l’ambiance glauque qui sert à l’élaboration du binz. Je tapote dans ce sens. Imaginons une famille en tout bien tout honneur qui grappille sa vie comme une exégèse de la communion de tant soit peu du tout commun qu’elle veut entendre. Moi, en robe de burne, figurant de la vie qu’elle doit mener, absolu, absolument partagé à droite et à gauche. Je vois cette famille bien sous tous rapports qui guimbardise à la messe du mon seigneur en veut tu en voit là, ils sont là la famille à retors avec des schtroumfps à volonté pour composer des absolus et même des absolutions. Ils composent. Le papa a dit, la maman a dit, pas le choix du truc. Faut formuler comme l’instance le dicte, pas le choix avant tout, le papa trucide l’ambiance, la maman suit comme il se doit qu’elle suit même si elle n’a pas bandé depuis la lune des temps anciens de la crucifixion élaborée du coït envieux. Elle s’accommode. Elle raccommode. Elle assaisonne. Pas le choix, elle écoute Queen en loucedé aux dépens de la cloche qui interpelle tout le long de la sainte trinité, le bordel que la gente connaît, ce pour quoi l’un et l’autre prend le choux au prochain. Elle compose avec ce que l’on veut la sodomiser. Elle veut en avoir pour l’argent de la pensée et elle récolte ses sales mômes et ses ailes pensées. Elle vogue avec ce compromis qui l’indispose et, qui, à force du choix incomplet peut la ravir. Elle bande, elle jouit. Elle est mariée, engrossée, propriétaire, et conne. Son mec est pire. Il l’a vend au jeu. Nous en sommes là à brûle pourpoint du trou qui est la finalité du froid que l’ensemble du jeu que l’homme a bien voulu perdre. Tu joues ta meuf…..Euh… Je préfère jouer mes enfants…
Ils ont quel age ? Dix et douze ans, une gamine et un gamin. Donc tu préfère perdre tes enfants que ta meuf. Oui. Avec ma meuf je referais des mômes alors que mes enfants…. Ok. T’a la burne fonctionnelle ! T’es si con que tu le paraît ! Tu as perdu donc tu es perdant ! Martin qui rajoute une couche, une couche comme un patron de bar peut assimiler. T’as perdu tu payes ton coup. Nous en sommes là avec l’investisment qu’implique ce genre de perte dans ce genre d’endroit. Il va devoir choisir entre son fonctionnement et sa famille ! Pour moi, c’est tout vu ! J’ai pas de famille et je n’ai pas d’ambiance qui me permette de devoir choisir ! Donc son choix est mon choix ! Quoiqu’il appréhende ou jouisse, je suis preneur ! Même si ses môme et sa femme me m’attire pas outre mesure. C’est le non choix auquel il doit faire face qui me trancensde ! Je m’amuse à défaut de m’amuser, je sais que cette opportunité peut exacerber mon moi transis. C’est à la portée de qui de balancer femme et enfants au tout commun. Je suppute que vous même êtes sensibles au pouvoir qui en découle. Moi, perso, prend son pied, son orgasme de pouvoir ! Il vend femme et enfants….. Quel panard !  « Je suis pauvre » … Que j’en ai à foutre ! Ce n’est pas, que je sache, un gage de qualité ! Alors ta pauvreté te permet de perdre tes amours ? « je suis pauvre » Je t’emmerde’ avec tes disfonctionnements de pauvre. Je prends ta femme et tes enfants et ta vie et ta voiture et ta maison ! Je hais ta pauvreté. Pauvre, pauvre gars que tu es, malheureux que tu vis. Je e supporte ta pauvresse d’esprit. Mais je n’ai pas le choix ! Je t’emmerde avec ton choix de pauvre ! Moi je ne vendrais pas ma femme et mes enfants ! Connard ! Oui, mais tu m’as eu… Qu’est ce que j’en ai à foutre connard ! Tu es joueur alors… Tu m’accordes une revanche ! Pourquoi ! le sou symbolique ! Non pour la revanche !
On peut rejouer, débile, qu’est ce j’en ai foutre de ta femme et de tes enfants ! Connard ! Tiens ! relance !
 

Suite au prochain numéro
 

INSTANT 4
 

-         je préfère jouer au billard. C’est un truc que je connais à fond.
-         Ok va pour le billard puisque tu sens le fondement de ton précipice avec ce jeu !
-         D’accord.
-         Jouons.
 

On joue avec qui, avec quelle force, avec quel partenaire ? L’enjeu est là mais les gonzes s’implantent dans l’enjeu comme si l’enjeu était l’enjeu. Que faire ? J’enfile la bière que je dois enfiler si je n’ai pas de recours avec les hommes que j’aime et aussi les femmes qui me veulent. Là il est question d’envie ou a priori de tension entre la vie et la mort. Je prends. Tout. Je suis dans la merde. Il veut que je joue et moi je ne veux pas jouer, je veux juste flamber. Le jeu, ma face, et surtout le fait que tout me paraît futile. Donc, dans l’ambiance, je n’ai pas le choix. Il faut pour ma survie que je dise oui. Je dis OUI. Comment fais-je-que ? Ah ça je suis dans la merde… C’est moi qui a engrangé ce putain de fonctionnement. Alors tu joues ?
Oui.
Martin tu me mets ça. Et tu mets aussi une tournée aux perdants !
L’enjeu devient intéressant, forcément, oui forcément puisque les perdants sont définis.
Où tu vas pour croire que tu vas gagner ?
Je vais exactement ou tu penses que tu vas perdre ! Sinon tu n’aurais même pas abordé le sujet !
Ok jouons et on verra !
Ok commence et je te sentirai
Il joue… avec conviction comme une perdant qui veut haranguer son fait !
On fait équipe, Martin, le patron du bar et moi. Martin veut gagner, moi je m’en fous mais je ne veux pas perdre. Je veux bien perdre si je perds sans en avoir l’air. Du genre, j’ai perdu mais je suis gagnant !
Nous jouons !
On gagne et on gagne que cela en devient gerbant ! Trop facile !
On va se le faire dit l’autre, la femme et les enfants.
Je suppute une cabale du perdant face au gagnant ! Un truc pas clair comme quoi il aurait perdu mais il n’avet, navet pas voulu perdre. Je le soupçonne de vouloir récupérer sa vie aux dépens de mes enjeux. Il fait bien car je n’ai aucune envie de lui accorder une vague d’humanité. Après tout le monsieur, si il avait le choix de prendre ma vie l’aurait prise sans arrière-pensée. Alors que moi, n’ayant aucun affinité avec sa femme que je n’ai absolument pas envie de prendre et ses enfants, qui, j’en suis sur, regardent les derniers mangas, et jouent à la play-machine, ne m’attirent pas plus du iota de l’enjeu qu’il puisse m’accorder.
Il joue pour gagner et moi je joue pour voir.
On n’est pas dans la merde ! J’en ai rien à foutre de sa partie, je l’envie presque de vouloir gagner tellement il met de lui-même à empêcher de perdre. Cela en devient pathétique, la mort lui frôle son envie. Pathétiquos, pathétiquesse, il me fait peur ! J’ai peut-être trop poussé le bouchon. Sa femme et ses mômes, finalement c’est la chose qui le fait vivre ! Après tout, moi qui joue avec son coffre-fort, avec pathétiquesse, a atteint le bout de son ADN. Je suis dans la merde !
Cela devient sérieux. Envoûtant, truculent, affermi, joyeux, triste.
T’es sur de vouloir jouer ? Parce que moi personnellement je sais jouer, je sais perdre et en plus je sais gagner ! T’es sur de ton fait parce que si je joue je jouerai plus que l’enjeu que nous étions entrain de jouer ! Es tu sur ! Il n’est plus question de tes enfants et de ta femme dont tu n’as rien à foutre ! Il est question de un peu plus que ça ! Je prends ta vie, ton corps, ta tête et le peu qui te reste, ton âme.
T’es sur ?
Tu crois que tu me donnes le choix !
Je te l’ai donné tout le temps ! T’exagères de dire ça !
Je te l’ai donné tout le temps ! Est-ce que c’est moi qui t’ai forcé à vendre tout ce qui t’importe ! Tu crois que je te serais redevable de ta connerie pour optimiser tes choix ? Il est hors de question que je te suive dans ton marasme. C’est toi qui veux et c’est moi qui accepte ! Alors ne vas pas jouer les caliméros ! Je t’ai proposé un deal que tu pouvais refuser et toi tu surenchéris, tu perds tes enfants, ta femme et en plus de t’arrêter comme un sale bordel, tu enquilles sur ce que tu ne peux plus vendre ! Ton âme et ton intelligence ! Après cela, comme un grouillot qui pourrait remettre en question l’histoire, tu cherches à négocier ! Tu te fous de ma gueule ! Vas-t-en et ne te retourne pas ! Cela vaut mieux !
Martin, mets lui un verre, ce qu’il veut, et qu’il s’en aille ! Il m’énerve.
Martin, ce qu’il veut…..
Quel casse-couilles ! dit Bernard
Moi, casse-couilles lui répond-je, Ou vas tu pour te permettre de croire que je fais chier gratuitement ? Tu crois que c’est à la portée du tout commun de faire chier comme je fais chier et d’accepter toutes les remontrances du mec pas parfait et en plus de la ramener dans le sens de la qualité sans en payer tous les jours le prix. Les retours de chariot, les énergumènes qui défendent leurs restes ! Ou tu vas, toi pour m’interpeller comme ça ! Tu crois que c’est facile de prendre la vie des autres en sachant que la vie du machin et ses mômes et sa femme, t’en a rien à foutre ! Tu crois que c’est facile de jouer avec tes nerfs comme si tout est que de la fanfaronnade ! Tu crois que c’est facile de se prendre pour un saltimbanque ou un bouffon et en plus d’être crédible ! Où tu vas ? Toi ? Pour te permettre de croire que tout ça n’est pas sérieux et pensé ? Tiens bois un coup ! Après tout, tu le mérites aussi ! Après tout pourquoi je m’emballe pour ta connerie !
Bois un coup ! Martin ! Tu lui mets un verre, s’il te plait.
J’ai encore merdé. De quoi je me mêle ! Je sais que je merde quand je la ramène ainsi. De quel droit, je peux me croire plus malin que le gars qui voit le bout de son nez alors que je l’avertis que le sien est de travers. Je merde et il est peut-être temps que je me mette dans ma coquille pour réfléchir à tout ce que j’engendre ! Bêtise et forfaiture. C’est un jeu de rôle ! Ce n’est possible de croire que mon bien-être passe par ses diatribes avec des mecs dont je n’ai que faire. Je suis dans l’excellence de l’illusion qui me fait vivoter. Je ne suis qu’une couille qui sperme sur l’insuffisance. Il va falloir que j’améliore le binz si je veux changer l’espace de liberté qui peut m’animer.
Martin, remet un verre ! Et une tournée générale ! Le temps que je réfléchisse ! Merci
 
Suite au prochain numéro, l’un des partenaires du binz vend son âme à l’enfer du désir….

Je parle à un tueur !

Oui je parle à un tueur ! Peut-être que j’exagère mais je parle au moins à un gars qui a eu dans un acte de démence une volonté de tuer comme une lettre à la poste !
Mon voisin au dessus du bar qui est à proximité de ma résidence a dans une crise d’oubli des convenances voulu tuer le mec en dessous de chez lui. Le patron de bar. Avec un outil de tueur bien huilé, il débarqua comme un rêve ou un cauchemar dans le rade de ses habitudes pour tuer le patron, un ami à lui. Fort de ses dix limpides de gewurztraminer ingurgités à la va vite dans le gosier, il voulu provoquer son pote, le patron de bar pas plus malin que lui en terme d’alcool pour lui choir son statut d’homme vivant.
Martin, le barrïode est en instance de divorce donc tendu. Patrick, petite pat pour les aficionados, est un solitaire inassouvi, sur la corde, bon bougre mais à la limite du tout commun.
Le Matin, les 2 compères aboient un blanc à 9 h du matin. Com d’hab ! Rien de spécial. Je ne suis pas là. J’ai su par la suite et j’interprète suivant les dires. Je dormais chez Lionel et Marie. Tant mieux en l’occurrence !
Je bosse avec Lionel pour asseoir mon expo. Il me sauve la veille avec truculence. Je dors bourré ! Euh lui et moi mais heureux comme une soupape !
Le lendemain, la gueule dans mon cul, bien logé mais trop peu dormi, j’enquille mon retour vers chez moi.
Je roule, je roule et je roule et j’arrive.
Ma maison et ma rue et la rue du bar et tous les rues environnantes sont pleines de policiers !
Je ne suis pas réveillé !
Je gare ma caisse, ferme mes vitres , fonce vers le bar mine de rien !
Je rentre dans le café, commande un double express.
Je n’ai toujours pas dormi !
Pierre, le gendre de Martin, le patron du bar me dit  » Les flics te cherchent »
Moi pas réveillé pour un sou « Moi ? »
Martin de surenchérir « oui, toi, ils te demandent »
Moi « moi? »
Pierre  » ils ont demandé après toi. »
Moi « Ils savent où me trouver, je n’ai pas à leur faciliter la tâche, je veux un double express »
Martin « ok »
Pierre il me regarde ! « tu es indéboulossonable ! » Impressionné par ma comative
Moi « Jy crois pas pour moi mais j’ai cru que petites pat avais un problème… »
Martin « Il est rentré dans le bar hier et il a tiré dans le tas ! »
« Petites Pat ? »
« Oui, lui, on s’est embrouillé l’aprem à propos qu’il bave trop dans la cité, je lui ai foutu une claque dans la gueule. »
« Ensuite… »
« Rien »
« Ah »
« Il a voulu me mettre un siège de bar sur la gueule, Max m’a prévenu, j’ai eu le temps de me retourner et je lui ai retourné une 2eme baffe. »
« Qu’est ce qui c’est passé ? »
Martin « Il nous a payé un coup, tranquille pas plus. »
Il est 16 h
Petit Pat se tire. Ou ? On ne saura jamais.
Il est 20 h. Martin joue au billard avec ses clients. Lesquels on ne saura jamais ! Des clients ! Toujours est il que Martin se trouvait proche du billard et non à sa place habituelle proche de la caisse.
Bien lui en pris !
Petites pat débarque avec un fusil d’assaut pour tuer Martin ! Bourré comme un coin !
Il rentre dans le bar et vise la place habituelle de Martin, la position près de la caisse.
 Il ne le voit pas !
Martin est à 50 cm de lui !
Son fusil d’assaut est prêt !
Il rentre dans le bar comme un démens et prononce une phrase « quand on me cherche on me trouve » les yeux vitreux résolument tueurs et résolument formés à tuer.
Il est perplexe car il ne voit pas Martin celui qu’il voulait trucider. Martin dans le même temps percute pas plus que cela. Tout se passe en 2 secondes.
Un pote, notre garagiste, cause direct à Petit Pat  » Tu reviens de la chasse ? »
Martin, dans un sursaut ou comme un pro du bar écoute et réagit. Il se tourne vers l’entrée, voit Petit Pat avec son arme de point et lui saute dessus. Petit pat tire !
Pas de mort mais pas de vivant. Martin et un client Gérald lui éclatent la gueule. La démence donne des forces qu’on imagine même pas pour le commun.
Ils le maîtrisent à la force des poings dans la figure. Et comme ces gars sont des marlous. Ils lui retirent son arme et lui proposent de dormir un coup avant demain.
Martin retire les clefs à petit pat pour qu’il ne puisse pas faire d’impair.
Un voisin du dessus lui ouvre la porte de l’immeuble. En crise, il défonce sa porte et récupère son canon scié. Entre temps Martin, plus le choix prévient les flics.
Patrick est un ancien tueur qui dispose d’arme de point ! Cela dure beaucoup de minutes. Beaucoup plus que sa première de trucidage.
La brigade d’intervention l’embarque avec pertes et fracas !
Il a quand fait un trou dans le zinc du bar ! Il n’a tué personne mais son sniper était à répétition !
Moi, la gueule dans le cul, je range ma voiture à proximité.
Je me dis « ils sont arrivés à me cerner ! « 
Et ces cons qui blaguent sur le fait qu’ils me cherchent !
Sans café dans la tronche, qu’auriez vous fait ?

Réponse :
diffusé à travers le monde et anonyme

L’autre est déjà mort et je l’ai rencontré.

Après une overdose de nourriture et une autre de café, je me promène dans mon village. Gratouille la glace du pare-brise, décompresse l’air froid qui nettoie la vitre, prend en charge mon exubérance. Le moteur ronfle et je mire la route dans un point dégelé de ma vue. Très bas et non loin du bord du pare-brise. Là ou ça réchauffe, là ou la glace se liquéfie. 

J’enquille la première route du centre, tourne à gauche, absorbe la suivante, cherche une place pour garer la voiture. Le char roulant glacé. 

J’y arrive. Enfourne la clé de la fermeture, transvase mes clopes, refait mon apparence, ravive mes joues et j’arpente le trottoir à des fins de rencontres. 

Un bar ouvert ! Mince, un ! Le rideau est à semi-fermé mais après tout il est à semi-ouvert ! Je me penche sans perdre mon bonnet et je pénètre. 

  

Je ne sais pas que quelqu’un est mort ! A l’accoutumée, j’essaye de fréquenter les vivants donc je me rapproche du bar des vivants. Cela rigole, plaisante, louvoie, charme, fait un pas de deux, range ses complexes, masse son cuir, arrange sa tenue. C’est ma direction, absolument celle-ci ! Je m’incruste. Pour sentir. Un double express, perfavor. Tout de suite. Mon café arrive. Plein de senteur. Je noie le sucre, touille, sirote et observe. 

  

Je sais, je sais….j’ai tendance à exprimer par onomatopée verbale mais bon. Le stress du suivi en dépend. 

Je m’apprête à vous parler d’un mort et je n’ai pas la coutume d’en faire une histoire donc je mouille mon phrasé. 

Un gars à la face voyoute boit sa bière sur ma gauche. Il n’est pas seul. Un pote à lui à ma deuxième gauche participe à son humeur. Son pote ou son ami parle droit comme un injuste qui cherche les coups, lui, le plus proche me demande du feu. Zippo, cling, cigarette allumée. Il ne me voit pas. Il est blindé d’alcool. Il, Eric, le mort, me dit merci. Bizarre pour un mort mais crédible en la circonstance. 

Le mort me parle ! J’ai une tendance à les attirer. A une époque, quand je draguais une fille, immanquablement, sexy ou non, une infirmière m’abordait. J’eu aussi ma période artiste dans la gente féminine, la période imposable aussi et maintenant à mon grand désespoir j’ai ma période mort-vivant asexué. Je sens que j’évolue ! Qu’est-ce qu’il y aura ensuite ? 

Quand je finaliserais le tout chasseur de vampire et lorsque j’aurais épuisé mes balles en argent, je vais tendre…dans… 

Le mort, un faciès plat, un regard bleu au sol, des mains d’ouvrier, des calles de boxeur, le corps à demi chemin entre la terre et le plafond m’aborde : 

« Tu sais, le patron fait du marathon mais c’est une brêle. » 

« Ah » 

Ca commence très fort ! 

« Pourquoi tu dis cela ? » 

« T’as vu toutes les médailles sur la hôte ? » 

Je sens l’imbroglio à 200 pour 100. Kek qui me veut !!!!! 

« Euh…ouais. Et alors ? » 

« Moi, j’ai fait des courses, je sais comment ça se passe, tu payes les droits de couriiiiiiiir…. » 

Il tombe à moitié dans son demi ! 

Je ravive. 

« c’est quoi ton prénom ? Moi c’est Pascal ! Enchanté ! Et toi ? » 

« MMMMMMmmmmmm, Ericccccc. » 

« Enchanté » 

« C’est un branleur parce que il ne court pas. » 

« Ces médailles sont fausses ? » 

« Moi qui courttttttttt… » une gorgée, une taffe, un oeil à l’horizon « J’ai gagné des marathons » 

Je le rattrape au bord du bar avant qu’il ne s’écroule. 

Je finaude. 

« C’est pas important ce qu’il a fait, ce qui est important c’est qu’on le croit. » 

Il me regarde avec son oeil torve, limpide, bleu transparent. 

« Moi j’étais pompier » 

« ah » 

« Quand j’étais pompier…. » 

Je me tais, je sens la sentence. 

« J’ai décarcassé ma femme et ma fille qui s’étaient encastrées dans un camion » 

« ….. » 

« Tu sais, par l’arrière. » Il me mime du geste, la main plate, la voiture qui se froisse dans la taule d’une remorque de bahut. 

« ….. » 

« Je suis un ancien boxeur » 

« ah » 

« J’ai fait de la boxe pour m’anesthésier » 

« En amateur ou professionnel ? » Pffffff 

« En amateur, tu vois je n’ai plus rien. » 

Il appuie sur ses joues. C’est vide. La dentition a disparu. Eric le mort tâte son nez, de la guimauve, frotte ses arcades, du plastic. 

« Pourquoi tu as arrêté ? » 

« La fédération m’a retiré ma licence… » 

Le malin que je suis « t’as frappé un mec en dehors du ring ? C’est ça ? » 

« Ouais, j’ai pris cinq ans. » 

« Cinq ans…d’arrêt de sport ? » Je n’y crois pas trop mais je demande quand même. 

Il croise les poignets. « Cinq de zonzon. Je l’ai détruit à la sortie de l’Aquarium et je l’ai même emmené aux urgences. » 

Je minimise ! « T’as frappé un mec en dehors du ring ! C’est interdit ! Tu l’as détruit ! Il t’a reconnu ? » 

« Lui non, il est toujours dans le coma, mais les autres, oui » (L’aquarium est un bar.) 

« J’ai pris cinq ans » 

« Ah » Il faut que je me barre avant qu’il ne bascule dans l’incohérence. 

« Patron, une bière, s’il te plait » 

« Désolé, je ne peux plus te servir, je dois fermer. » 

Ouf. « Bon, ben…je me casse. Salut (au mort), salut tout le monde. » 

Ni une ni deux, je repasse le rideau et je disparais. 

 

Délit de fuite

Je suis en pleine fuite. J-8. Le barnum prend l’eau. La plaie qui sévit au niveau de la salle de bain prend la fuite ! Le robinet du dentifrice ne répond plus. Le froid n’est pas sa fonction. Il distille le chaud dans l’exaspération. Il goutte tout ce que le cumulus peut transmettre par ses interstices mal comblées. Le chaud fuit dans un sac en plastique adapté au manque. J’en ai marre. Je réagis avec force adaptabilité. 

J’achète à bricorama un conduit avec une reliure avec un robinet pour qu’il ne suinte plus. Le spécialiste me parle d’un point d’arrêt. Je ne m’insurge pas et je prend tel quel la forme. J’achète. Premier niveau de l’histoire. Chez moi, plein de bonne volonté et plein d’outils inadaptés, je fonce vers mon humeur. Que dis-je ! Vers ma fuite ! Je prends les outils en main, dévisse et dévisse le dysfonctionnement puis remplace avec les surplus que j’ai acquis. Je suis content. Je mets en cours l’eau de l’étage pour vérifier mon élaboration. Je tourne le robinet d’accès à l’eau. Grimpe ni une ni deux vers la salle de bain et hop c’est l’inondation ! L’eau se répand comme une rigole qui rigole ! J’arpente le dit étage dans le sens inverse et ferme le conduit de mes soucis. Je remonte et analyse. Ca fuit, pourquoi et comment ! J-7. 

Je découvre à mes dépens que serrer trop fort un joint nuit à sa fonction. J’avance sauf que demain je dois passer à la douche et que je n’ai toujours pas d’eau. Ai-je mal serré le binz ? Il est tard, et je mets en attente avec un sac dessus la fuite pour le lendemain me laver tout de même ! 

Je vaque à mes occupations habituelles, réponse émail, circulation sur le net et tout le toutim afférant à ma manière de vivre. Je ne perds pas le nord de  mon histoire sauf que je ne peux pas réagir comme un pompier sur l’eau chaude qui ne coule plus !  J-6. Je prends ma douche avec un léger froid dans le dos ! L’eau n’est plus à ma moelle. Je m’insurge ! J’ai fait acte de civilité avec le matériel ! Il ne me le rend pas ! 

Pas le temps, ni l’envie, je zappe et me frigorifie ! T’as bu ton café ? Ben oui il y a bien longtemps et froid en plus ! Keke ke tu me veux ? 

Je passe la journée comme un warrior mal dégrossi. Je tue et je tue. J-5. Je passe une journée horrible. Je ne me suis pas lavé et j’ai l’impression que tout le monde me renifle comme une proie mal léchée. Je pue ! Ou tout du moins j’ai l’impression de puer ! 

Je côtoie des personnes, je fais des courses dans les supermarchés, je frôle les murs en prenant des poses d’invisible, un bras en l’air une main étendue comme un éventail, je survie ! Je sens ! J’ai envie de péter mais l’odeur va rajouter à mon mal-être. Je suinte pas forcément dans mon corps mais alors dans ma tête vous ne pouvez imaginer ! Je rentre chez moi comme si la chiasse avait taché mon fute ! 

Ouf ! je suis à la maison ! Je pue mais je chuis seul ! Je cherche une solution ! Ce n’est plus possible d’être aussi con ! Les gars que je connais auraient trouver une solution ! 

J-4. J’ai pas la frite. J’en ai marre des problèmes et des solutions à donf ! Les répétitions des hypothèses et des réponses ! Je suinte encore plus que le J-5 mais je ne vois pas le bout de l’histoire. J’ai fermé la porte de la salle de bain pour ne plus entendre la fuite. Je copule mon lit pour lui donner les odeurs que j’exècre. Je pète mes vents, relève le drap pour les humer, pète encore pour humer mieux la purulence. Gratte le cul pour ne plus pouvoir acheter du pain. Mes doigts sentent. Je reste au lit, morfondu, mort et fondant. Je commence à sentir dans mes reins mes excès, les plis du drap du 24 heure, je morose en apprenant un peu plus sur les ours blancs qui cherchent un rosbif dans les glaces. Ca chauffe trop au niveau du dos et je frise les esquarres. Je suinte comme un bon feu d’ordures. 

Je me lève et consulte mes mails. Ah un message ! le sauveur ! Je teste la position debout pour répondre ! Une dose d’humanité auquelle je sniffe. Un gars, une fille me cause. J’enfile mes attirails de debout et claviote comme un déterré. 

Passer cette overdose, je me rabachis tout mou dans mes mains qui sentent mon cul tout puant. Je rentre dans l’antre de mes miasmes. J’entends toujours le goutte à goutte de la salle de bains et je n’ai toujours pas trouver le sens ! Je dors de stupeur et de fatigue aussi. 

J-3. Le bruit me réveille. Pas le bruit de la fuite mais plus le bruit de mon fond. J’allume la télé que je regarde dans le lit qui pue mon corps et j’essaye de comprendre où je suis. Ah oui je suis dans mon lit suintant ! Merde ! je recommence la même vague ! Yen a marre ! Je n’ai plus la force de sortir du matelas ! Je fume une cigarette. Là je suis en stock ! J’écoute. Les sons. Chuintement loiintain qui me désespère. Faut que je réagisse sinon à quoi ça sert ! Lève toi pascal tu n’es pas qu’une larve. Pas envie comme hier, pas envie comme avant hier, pas envie. Je regarde l’émission de 9h tous les matins sur la 5 ! Cette fille, l’animatrice me branche grave ! J’aime sa manière de causer de tout comme si l’importance était ailleurs. La notion communicative d’un thème ordonné mais pas virulent. Je vois sa tête tous les 9 heures et je scrute son humeur au travers de sa manière de s’habiller. Comment dégage-t-elle aujourd’hui ? Elle est habillée en violet. Ca m’éclate. Je suis amoureux d’une image du matin à 9 h. Si j’étais moins puant et moins flasque je tendrais vers ce type de femme. La femme pas l’animatrice qui sévit tous les matins avec le même acabit. Je suis dans la couette, ça chauffe le sommeil du mal propre et je suis bien car la journée est la même qu’hier. Je suis toujours dans la fuite ! 

J’ai soif ! Faut que je bois ! Merde ! L’eau se barre, je commence à en manquer. Je dois boire mais je ne veux pas me lever. Je ne suis pas encore liquéfié. J’ai soif ! Un son sournois, the son sournois percute mon cerveau de mou. Faut que je réagisse. 

Je me lève et circule dans la salle de bain, j’ouvre la porte, hume, tape un bon coup sur les joints, chie dans la cuvette longuement. J’observe. Je suis sale et branlant. Je suis au bout ! J-3. J’y crois pas comment je peux en arriver à ce point. Ca me convient ! 

Je commence à voir des plaques de mauvaise santé sous les bras. Des rougeurs suspectes qui s’étendent dans les poils et des odeurs nauséabondes qui se répandent sur tout mon corps. Le pli du joint des fesses se fissure, le dessous des testicules squament, le trou du cul s’ouvre, les yeux rigolent, le front brûle, les cheveux tombent, le ventre gonfle, le pied s’encorne, la chaussure se trompe, la cuisse pique, le genou vrille, le nombril grotte, la main tremble, le bras coince, le mental vire. 

Il est temps de réagir à moins d’en finir. Je réagis ! Je me lève tant bien que mal, pas convaincu, pas exacerbé. 

Je me lève tout de même ! Pas pour faire de grandes choses mais juste pour manger et boire et acheter accessoirement des bouches pour les lendemains. 

Je bouge petitement ! J’aère la chambre et le lit ! j’entrouvre les fenêtres et les draps. 

J’ai froid ! je referme vite les écoutilles et me rallonge dans les nippes sans verdir. Je suis content j’ai levé un voile ! 

J’ai vu la salle de bain sans me rendormir ! Ou plutôt j’ai vu et je sais maintenant quoi faire. Ca bruisse mais je sais ! 

Un derrick, un renard, un enquête à domicile plus tard, j’ai faim encore ! Je ne sais plus si j’ai faim d’hier ou de maintenant mais j’ai de plus en plus faim. J’ai soif aussi et j’ai envie de pisser dans mon ventre, une grosse vessie en veille. Je dois me relever ! Je pousse la porte de la salle de bain à nouveau et entends l’eau qui coule encore dans le sac plastique et dans mon oreille. Je pisse et exulte. 

J-2. Ca va chier des bulles. Il est hors de question que je sois le seul à suinter ! Je hais mon robinet comme un mauvais combattant ! Je ne suis plus d’humeur à supporter ses pouvoirs de bruit disturbant ! Je lui fais la nique ou il me nique ! A choise ! J’enfile mes pompes avec le ferme décision de ne rien lui laisser ! Celui de me remettre au lit ou l’autre de lui taper dans la gueule. J’ai été le voir dans sa situation et rigolo ou non je ne lui cède plus un choix d’humoriste à mes dépens ! Il est mort ! Il a hurlé pendant 6 jours et « Omar m’a tué ». Je ne lui laisse plus le soupçon d’acte. Il m’a tué et maintenant je le tue ce con. Un copain me raconte que si un robinet essaye de te prendre par derrière, prend par devant et ouvre sa bouche jusqu’à qu’il ne puisse plus la ramener. N’importe quoi ! 

Je fonce à Bricorama pour compenser ses fuites ! J’acquière une tonne de gaffeur à connard et rejoins mon domicile cradoc mais équipé. Je l’emballe avec des kilomètres de turban étanche, et je l’emballe et je l’emballe. Je lui retire l’apnée et la bouteille ! Il ne peut respirer que par le robinet d’arrêt que je lui ai offert. Il goutte encore malgré mes emplâtres que je lui colle sur la tronche. Je trouve dans l’atelier du gaffeur ! L’arme fatale ! Je bourre les joints de gaff. Il trouve une faille dans le mécanisme ! Casse la tienne, je rajoute du joint étanche dans sa gueule. Ouf ! Il demande répit. Allo, je ne serais pas long car je sais que je suis sur écoute mais j’ai pris le fils Robinet en otage et je demande une rançon de 6 millions d’euros ! Ne prévenez pas la police. 

Cling ! Je raccroche. La famille Robinet est très mal ! On a pris notre fils en otage. 

J-1/ Monsieur Robinet réagit comme tout bonhomme d’affaire: « je n’ai pas le liquide, appelons la police elle saura quoi faire ! » Madame R : Tu n’y penses pas chéri, le fiston en dépend, notre Robinet fils ! et toi tu veux appeler la Maréchaussée ! 

Mr R : On a un jour pour trouver une solution. Entre temps, je le vois dans sa pure fonction, il est attaché à son tuyau et je ne le plains pas car près tout durant sept jours il a violé mon mental ! Je suis bien content de le tenir à l’œil ! Et qu’il ne puisse plus m’acuponcter sans que je le veuille. 

J’ai l’intention de l’emballer dans du gaffeur encore plus afin qu’il ne puisse plus causer sans réfléchir. M. R : Allo la police… 

Me R : tu es sûr chéri ? On ne fait pas une bêtise ? M R : Non on ne peut pas gérer les fuites mais ce sont des professionnels, ils pourront combler les trous dans l’enquête. 

J’exulte ! Au yeux de ce trou du cul, je suis un serial killer, et un otagé répondant ! Je ne suis plus à ses dépendances. Il m’appartient et je peux le fracasser !AH AH AH AH AH…. Ici la police des objets… expliquez tout ! 

M R : un inconnu a pris en otage notre fils 20/27 sortie 15/21. Il a appelé et a rigolé sur le fait qu’il allait le gaffer dans la journée s’il n’obtenait pas 6 millions d’euros. Inspecteur Plombi : A votre service. Quelle était sa manière de vous revendiquer ? 

M R : revendiquer ????? Que voulez vous dire par là ? Inspecteur Plombi : Le ravisseur exige. Il revendique ! Il veut ! Il tend vers l’adversité exacerbée de celui qui a le pouvoir ! Il anarchise son bien ! Il plait à son désir, il dispose, il nous instruit dans son délai, il braque l’objet façonné, il enjoint, il nuit…. 

M R :  Euh… Il a enlevé notre fils 20/27 sortie 15/21 ! Inspecteur Plombi : Est-il fiable ? 

M R : Qui notre fils ou le ravisseur ? I P : Votre fils ? 

Me R : Monsieur l’inspecteur, je ne vous permets pas de douter de la fiabilité de notre progéniture !!!! I P : Dur ! Alors… Si votre fils est fiable, nous aurons beaucoup de mal à le récupérer ! 

Me R : …… (pleurs) I P : on va mettre le SAV sur écoute ! 

M R : Bonne idée. « Allo le sav, j’ai acheté un 20/27 sortie 15/21 qui n’arrête pas de fuir, je suis ultra mécontent ! Puis-je me faire rembourser ? 

Oui Monsieur, donnez moi votre adresse afin que je puisse vous envoyer votre… » Cling ! cela a coupé ! 

Inspecteur Plombi : Je suis sûr que c’était notre homme ! Me R : Moi aussi ! 

Inspecteur Plombi : Ce que je ne comprends pas…C’est pourquoi il parle de 20/27 sortie 15/21 qui fuit ! Vous êtes sûr qu’il est fiable votre fils ? Parce que dans le cas contraire, ce n’est pas un otage mais un tueur ! Me R : Je ne vous permet pas de parler de mon fils de cette façon, moi je suis une 20/27 très porteuse et mon mari spécialiste des 15/21 a toujours eu du succès auprès des tubes femmes ! Je ne vous permet pas de douter de la sorte ! 

Inspecteur Plombi : Mais…si il appelle le SAV, c’est qu’il y a une bonne raison ! Non ? M R : Pourquoi il veut une rançon alors ??? Pour juste embêter le SAV peut-être ? 

Inspecteur Plombi : Je ne sais pas je ne suis qu’inspecteur ! Peut-être a-t-il eu un dégât des eaux avec votre fils…..C’est pour cela qu’il réclame 6 millions d’euros…. Me R : Vous n’y pensez pas inspecteur ! Notre fils 20/27 sortie 15/21 qui aurait fait un tsunami à lui tout seul ! 

« Allo le Sav, j’ai résolu le problème, j’ai bâillonné le robinet avec du gaffeur d’électricien, il ne respire plus, merci ! » Cling il a raccroché. 

Me Robinet : Mon fils….. M Robinet: Mon fils….. 

Inspecteur Plombi : Allo chef l’affaire est réglée…Quoi…. Une chaudière qui demande réparation…Y en marre… Il est tard !…. Des heures sups….Ok Chef j’y vais ! Messieurs Dames ! Me Robinet : Vous ne faites rien ! Vous êtes bien tous les mêmes ! Mon fils ! (cri du cœur !) 

M Robinet : Vous partez comme ça sans enquêter ! Je me plaindrais à qui de droit ! Notre fils est pris en otage et vous ne réagissez pas ! Inspecteur Plombi : Entre vous et vos tuyaux et la chaudière et les fuites, vous croyez que je m’amuse ! Après tout, téléphonez au directeur du SAV si vous n’ètes pas content ! Bien le bonjour ! 

AH AH AH j’ai vu le rob se dandiner dans sa gangue sans pouvoir faire un seule geste sans fuir une goutte ! AH AHA AHAHA il est mort ce con de 20/27 sortie 15/21 ! Je peux enfin dormir !    

le mystificateur ou le génie

Cela pourrait facilement être « l’alibi ou le fantôme » après tout…

Moins engageant en tout cas que la berlue et la salade

Que le Nuuk men et le savon à récurer

Ou encore si on ne fait pas gaffe, la semoule et la coupole.

Ben mince…c’est pas rien de commencer une diatribe avec ce genre de panacée.

Un peu attaqué le gars ! Je démarre par de la preuve. « ou étais tu le jour du meurtre du génie ? »

Eh voilà on est total dans la merde. Taquet in the noise, en veux tu, en mâches tu ? J’avoue…he …he…pas le choix…he…he…J’étais sus dit nommé à la place en couille vu 3d dans les côtés…Comment-je ? tu nous embrouilles ! C’est dit ! Tu vas prendre un tchebelle dans la citrouille que cela va pas être long !

Vous voulez savoir quoi ? Après tout je ne sais toujours pas la raison de mon internement policier ! « Y se fout de notre goule » « Mais non… » « Il se fout des belges »  « Why not, soit mais jamais quand je supporte des menottes ! Même ouvertes »

« tu te crois malin ? » Euh…cela devient hyper délicat…quoi ramoner…une phrase à la virgule mal agencée et on frise la bavure… « absolument pas, que nenni ! » « il se fout de nous ! Que nenni = tu nous prend pour une couille molle ? » Mal barré, je suis. J’ai oublié que les keufs de tous pays sont sensiblement les mêmes diminués.

« absolutely not, je crois que je vais morfler mais qu’importe puisque ce sont les mêmes dans le monde. Cela va finir comme je le pressens. Comme une bombe désamorcée alors que la mèche n’était pas engagée. Allons-y, monsieur, je sers les dents, allons-y qu’on en finisse…je sers mes dents que je sais cassées par votre coup de poing américain, le cadeau de votre femme, allons-y qu’on en aboutisse la larme dans mon œil, voire le borgne du sentiment juste…faites…je prends…je suis prêt… » « il est fou… » dit la brute. « A vous le pouvoir,  je ne suis pas dupe. Prenez mon corps, mon âme, ma sève…Frappez moi si votre honneur de fonctionnaire vous l’incombe. Je me mets à genoux après tout. Je ne serais pas là quand vous baptiserez votre dernier. Faites votre sacerdoce. » Il est complètement barré, chef, je lui ai juste demandé ses papiers ! » « faites le ce putain de travail qui vous amuse, qui vous occupe, le bien , ah le bien, comme vous l’entendez…même  que vous regardez votre femme dans les yeux le soir après avoir ensanglanté le poste. Je vous vois l’ouïr de votre pouvoir dans la barrière de séparation. Vous prenez un malin plaisir à rançonner les honnêtes gens. Faites…je vous donnes mon dos, mes fesses, mon arrière et même mon cerveau. Prenez tout ce que je vous offre. Je conçois que pour vous, l’orgasme n’est pas si éloigné de votre rémunération…faites…violentez moi puisque cela vous démange » « Chef, je peux me le faire ? »