INSTANT 1, 2, 3, 4
INSTANT 1
La boucle est bouclée ! Après le précipice de ton absence, je m’en vais, vaille que vaille, chez notre voisin Martin le patron du bar. Arrivé à bon port, ce n’est pas duraille ! Vu la distance qui me sépare de mon vice, j’enfile sa porte sans coup férir et j’annonce histoire de réveiller la populace : « Bonjour la France profonde ». Ca rigole jaune ou l’incompréhension ! Mais peu importe, je ne suis pas là pour satisfaire leur ego mais pour me venger de leur suffisance de bienheureux alors qu’il m’était arrivé une chose désagréable. Donc je rentre dans le bar, je serre la main, la fonctionnelle, la droite, celle que la plupart utilise pour éliminer les dernières gouttes du sexe en dégorgement, frotte celle-ci à mon pantalon, je m’en fous puisqu’il est sale, enquille tout de go une leffe bien fraîche pour sentir l’ambiance. Quand on parle d’ambiance, j’imagine, toi aussi, le boost qui en découle. La musique à fond, le serveur qui lance les bouteilles en l’air, genre « un fizz de la mer de SOA, pas de blem « , une danseuse nue qui se trémousse, son boulot est d’aguicher le manant et ainsi de suite. Eh bien non. Un péquin vidant sa Leffe au coin du bar, le coin le plus reculé de la vitrine. Martin m’a expliqué que les mauvais garçons ont tendance à boire leur verre loin des yeux de l’extérieur afin de ne pas se prendre une prune sans le savoir ! Je serre donc les mains, au mauvais garçon d’une part et à deux aficionados impersonnels qui fomentent le trouble plus que la vision. Assis comme la gravité l’exige, coudes sur le comptoir, yeux rouges comme les couilles trop cuites d’un bœuf, chien en laisse qui patiente dans son désespoir. Le coup percutant de « la franche profonde » désarçonne mais pas plus. Il faudrait, je pense, un soupçon de cataclysme pour égailler le bonhomme endormi. Je m’installe au bar à égale distance du mauvais et des endormis. On ne sait jamais, ils pourraient se réveiller ! Martin sourit et sourit et sourit. Je suis apparemment le bienvenu. Suis je du pognon ou suis-je Pascal ? A voir…En tout cas je ne suis pas attendu mais je marche sur le tapis rouge de la lie d’alcool en flot. Il peut sourire le bougre ! Lui sait même s’il ne sait pas que je suis prédisposé à accomplir le cercle virale de l’alcool sans condition. »Ca va Pascal » « Non » « Sers moi une leffe » « Bien la voilà ». Je sombre mais je ne dis pas. Trop facile de montrer à mes playmobils que je vais leur polluer la vie, endormis et mauvais garçon compris. Ils ne le savent pas mais je me délecte à l’avance. Je vais sortir la phrase qui tue, le malaise solide comme les jantes de quatrexquatre de Martin qu’ils ne vont pas comprendre que je les réveille sur la ceinture qui les préoccupe. Je laisse traîner le suspense ! Il sera toujours temps de leur balancer mes états d’âme. Je patiente, viral que je suis. A quand le moment où l’assassinat va jaillir. Mon grand défaut, c’est que je savoure et je savoure, je sais déjà à l’avance que le peu d’alcool qu’ils ingurgitent à mes frais vont leur coûter tellement cérébralement cher que j’ai atteint l’orgasme avant qu’ils ne sachent la vraie raison de mes tremblements. J’exulte au point que je ne peux pas révéler la somme de déjections qu’ils vont se foutre sur la gueule. Je remets une tournée. C’est trop bon déjà. Les endormis se réveillent et le mauvais garçon pas trop con sent l’embrouille et se casse.
Qu’importe ! Les endormis suffiront amplement à mon décor. je relance une tournée. après tout, il faut que mes sujets d’expérience soient dans de bonne condition de réception. Grillés, ils sont, à point la cuisine, je peux commencer les épices… Martin, en bon patron de bar qui en a vu d’autres m’observe. Il suppute l’événement mais il n’entrevoie pas les sources. Je ne suis pas agressif donc dans l’immédiat pour lui le tenancier, le dealer d’alcool, je ne suis pas un sujet dangereux. Il laisse couler la bière ou le whisky de ses réserves sans discontinuité car la caisse se remplit à vu d’œil. Par contre, ma manière le rend perplexe. Il ourdit une sombre rhétorique qu’il n’arrive pas à cerner. Lui comme les endormis attendent avec appréhension ou curiosité la suite de mes turpitudes. Ils n’ont pas tort.
J’avale un xième verre tout dans l’humeur, une sorte de carburant à déflagration, le gign de l’alcool. Je n’ai pas de gilet pare-balle mais le taux est mon ami et je lui rend bien. Degré après degré, je forme le volume des instants chavirés comme dit l’autre. Il va être question de sublimer mon liquide et, là, je sens que mon amour du prochain approche mon cran d’arrêt. Je rigole comme un pape sénile. Je sais que l’instant grimpe à mon cerveau ! Martin entrevoit les premières difficultés ! Je ne suis pas violent, ni discourtois, ni intello foireux mais tout de même ! Ca va dis-je pourrait aussi bien être formulé comme connard, t’es content d’être déjà mort ! Forcément Martin qui a un certain bagage du touriste dans son établissement, à défaut de comprendre, et aussi à défaut d’entreprendre, pige tout de go que l’absolu de mon comportement va créer des problèmes. Il est bien le seul ! Ceux à qui je m’adresse n’ont pas la notion du verbe que je leur distille mais comme tous les animaux sur terre, ils ont le sens de l’agression sous-jacente. Le ciel va leur tomber sur la tête, le temps pourrait causer leur perte, a fortiori, dans l’instant, je représente l’animal en quête de chair débile. Ils le sentent, les bougres. La gazelle Thompson, bond après bond, a plus de chance de s’enfuir, la brousse n’a pas de barrière. Les endormis sont mes victimes. Je ne supporte pas les endormis, surtout quand ils n’ont aucune drogue dans le cerveau ramifié. La gazelle défend son gigot, l’endormi défend son sommeil ! Je lisse mes crocs. Je retourne mon pelage pour paraître mouton. Je frotte mes couilles sur le comptoir pour marquer mon espace. Je suis prêt. Prêt à envoyer dans un jet perfide mon urine de voyageur, de nomade à la face des bétonnés, les surfeurs du ciment rapide.
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INSTANT 2
J’enquille à longueur de journée. Un rythme qui m’indispose. Je ne sais comment leur dire que l’ennui est mon tremblement qui agite leur cerveau. La chose désagréable qui habite mon agis est la chose désagréable du tout soit tout qui’ils vont morfler. Faut qu’ils morflent. Sinon ce n’est pas valable le tant soit peu. Les moutons à rétorsion, ceux qui acceptent l’envie d’être fouettés alors qu’ils ne savent pas que cela fait mal peuvent définitivement crever en silence. Je les enquille les endormis. En douceur et avec gentillesse. Je les envie presque d’être inconscient de la somme des tortures que je leur distille. Je ne parle pas du bien ou du mal. Ni du ce qui me transcende ou qui m’élimine. Peu importe. Mes endormis vont morfler comme jamais ils n’auront l’occasion de souffrir. Après tout, pourquoi moi et pas eux. Je sers une goutte de calvados, puis une goutte de whisky, puis une goutte de bière et après tout, ils sont à point. Dons je leur sers une goutte d’overdose. Je commence à les percevoir comme un excrément d’homme, une portion de répugnance que, a priori, je gère à mon niveau. Ils enfilent, j’enfile. Après cela, le dégoût est universel, celui de l’enfileur et celui qui enfile. Va savoir lequel qui amasse le plus dans cette histoire. Moi, j’ai toujours mon truc désagréable qui perdure au fond de moi. C’est la simple raison pour laquelle je raconte ma trace. Plus j’avance, plus je m’excommunie, en gros je m’exclus. Je sens que les portions de mon humeur ne peuvent trouver de solution dans mes débordements éthylliques. Ma désagréabilité correspond à ma chance d’être différent du commun qui me fait marcher, qui me fait manger, qui me fait boire. Qui me fait bander. Non je ne bande pas. Je ne bande plus. Ce n’est pas possible d’être comme ça sans avoir des neurones affaiblis. Ah Ah Ah Moi je bande et j’ai des neurones tous neufs ! Merde j’achète ! Combien ? Je te laisse ton corps en pleine forme et je prends tes neurones à débattre. Combien ? Toi tu es comment ? Tu vends quoi en toi ? Euh… Je suis sans morceau, je suis sans erreur, je suis sans ego exacerbé, je suis pauvre. Alors combien ? J’achète une jambe et une sensibilité. Combien ? Ecoute…c’est difficile à dire vu que je n’ai jamais vendu… Oui, je suis d’accord. Mais puisque tu vends et que tu es pauvre…combien veux tu pour le bon que tu as ? Ben… ma femme… mes enfants…. AH c’est que tu vends ? Ce n’est pas toi ? Tu n’es pas prêt. Ok je t’absolue. On le joue ? Hum…. C’est quoi l’enjeu ? On le joue ou non ? On joue quoi d’abord ? Ben toi, ta femme, tes enfants. On joue ! T’es pauvre donc on joue ! Oui mais je n’ai pas de sous ! Peu importe puisque tu joues…Les sous on s’en fout. OK ! Moi je connais le 421 et toi ? Moi pareil ! Je prends et je prends. Après tout je m’en branle. Tu gagnes ou tu ne gagnes pas ! Après tout je m’en branle.
L’histoire pour justifier sa vente !
Il était une fois un gagio, un étranger qui voulait toutes les femmes du pays. Il arrive comme un seigneur à l’orée du bois, sur son cheval « précipice » et grimpe la colline pour estimer son droit de bandeur. Il entrevoie moult femmes à engrosser à foison. Son mobile l’emmena direct à la source et direct aux vagins des femmes. Les taureaux du coin n’ayant qu’une couille asservie, ont ni une ni deux surtout une, accouru pour préserver leur cheptel. Il dut de son précipice fourbu inventer une sarabande pour que les taureaux couillus de l’une puissent inventer une fête foraine. Moralité : quand tu veux bander, invente un artifice pour paraître anodin. Et là vagin agile est ton certain.
Alors tu as fait 5-5-3 thérèse. Ca gagne certains. Je relance un dé, un, deux dés, un, trois dés, six. Je gagne.
On boit quoi ?
Euh…. J’ai pas de tunes….
Pas grave…laisse tomber… Ta meuf ?
Euhhh…. Tu fais crédit ?
Martin : Y fait plus crédit ! Y est blindé !
Moi : Ah ! Ta meuf ?
Euh……
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Dans lequel il vend sa femme et ses enfants…..
INSTANT 3
Après tout je ne sais quelle est la suite de la suite que je devais retrouver dans mes méandres. Je ne retrouve pas donc j‘enquille la suite à fonds perdus. Il était un homme, si je me souviens,qui jouait sa femme aux jeux. Et moi comme un gonze que rien ne fait peur avait sublimer sa chance à mon escient. Nous en étions là. A Priori, pour elle et pour moi. Donc dans les bois et les abois, nous avions sublimé femme, enfant, et jeux. C’est trop facile d’enquiller le binz dans le commun de ce que vous désirez. C’est trop facile de faire la suite pour faire la suite donc je fais la suite . Un homme jouait sa femme et ses enfants aux jeux. Une partie de 421 de derrière les fagots, une partie dans laquelle il ne peut pas gagner à moins de tricher. Il joue foncièrement comme un joueur et il passe sa donne et il joue sa famille. Perdu et perdu et perdu. Nous en sommes là. Que faire. Je lui bouffe sa femme et ses mômes. Que faire de sa femme et ses mômes. Je crois que je vais grailler. Avant tout, je n’ai pas le choix et en plus j’ai l’envie. Je vais créer l’ambiance glauque qui sert à l’élaboration du binz. Je tapote dans ce sens. Imaginons une famille en tout bien tout honneur qui grappille sa vie comme une exégèse de la communion de tant soit peu du tout commun qu’elle veut entendre. Moi, en robe de burne, figurant de la vie qu’elle doit mener, absolu, absolument partagé à droite et à gauche. Je vois cette famille bien sous tous rapports qui guimbardise à la messe du mon seigneur en veut tu en voit là, ils sont là la famille à retors avec des schtroumfps à volonté pour composer des absolus et même des absolutions. Ils composent. Le papa a dit, la maman a dit, pas le choix du truc. Faut formuler comme l’instance le dicte, pas le choix avant tout, le papa trucide l’ambiance, la maman suit comme il se doit qu’elle suit même si elle n’a pas bandé depuis la lune des temps anciens de la crucifixion élaborée du coït envieux. Elle s’accommode. Elle raccommode. Elle assaisonne. Pas le choix, elle écoute Queen en loucedé aux dépens de la cloche qui interpelle tout le long de la sainte trinité, le bordel que la gente connaît, ce pour quoi l’un et l’autre prend le choux au prochain. Elle compose avec ce que l’on veut la sodomiser. Elle veut en avoir pour l’argent de la pensée et elle récolte ses sales mômes et ses ailes pensées. Elle vogue avec ce compromis qui l’indispose et, qui, à force du choix incomplet peut la ravir. Elle bande, elle jouit. Elle est mariée, engrossée, propriétaire, et conne. Son mec est pire. Il l’a vend au jeu. Nous en sommes là à brûle pourpoint du trou qui est la finalité du froid que l’ensemble du jeu que l’homme a bien voulu perdre. Tu joues ta meuf…..Euh… Je préfère jouer mes enfants…
Ils ont quel age ? Dix et douze ans, une gamine et un gamin. Donc tu préfère perdre tes enfants que ta meuf. Oui. Avec ma meuf je referais des mômes alors que mes enfants…. Ok. T’a la burne fonctionnelle ! T’es si con que tu le paraît ! Tu as perdu donc tu es perdant ! Martin qui rajoute une couche, une couche comme un patron de bar peut assimiler. T’as perdu tu payes ton coup. Nous en sommes là avec l’investisment qu’implique ce genre de perte dans ce genre d’endroit. Il va devoir choisir entre son fonctionnement et sa famille ! Pour moi, c’est tout vu ! J’ai pas de famille et je n’ai pas d’ambiance qui me permette de devoir choisir ! Donc son choix est mon choix ! Quoiqu’il appréhende ou jouisse, je suis preneur ! Même si ses môme et sa femme me m’attire pas outre mesure. C’est le non choix auquel il doit faire face qui me trancensde ! Je m’amuse à défaut de m’amuser, je sais que cette opportunité peut exacerber mon moi transis. C’est à la portée de qui de balancer femme et enfants au tout commun. Je suppute que vous même êtes sensibles au pouvoir qui en découle. Moi, perso, prend son pied, son orgasme de pouvoir ! Il vend femme et enfants….. Quel panard ! « Je suis pauvre » … Que j’en ai à foutre ! Ce n’est pas, que je sache, un gage de qualité ! Alors ta pauvreté te permet de perdre tes amours ? « je suis pauvre » Je t’emmerde’ avec tes disfonctionnements de pauvre. Je prends ta femme et tes enfants et ta vie et ta voiture et ta maison ! Je hais ta pauvreté. Pauvre, pauvre gars que tu es, malheureux que tu vis. Je e supporte ta pauvresse d’esprit. Mais je n’ai pas le choix ! Je t’emmerde avec ton choix de pauvre ! Moi je ne vendrais pas ma femme et mes enfants ! Connard ! Oui, mais tu m’as eu… Qu’est ce que j’en ai à foutre connard ! Tu es joueur alors… Tu m’accordes une revanche ! Pourquoi ! le sou symbolique ! Non pour la revanche !
On peut rejouer, débile, qu’est ce j’en ai foutre de ta femme et de tes enfants ! Connard ! Tiens ! relance !
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INSTANT 4
- je préfère jouer au billard. C’est un truc que je connais à fond.
- Ok va pour le billard puisque tu sens le fondement de ton précipice avec ce jeu !
- D’accord.
- Jouons.
On joue avec qui, avec quelle force, avec quel partenaire ? L’enjeu est là mais les gonzes s’implantent dans l’enjeu comme si l’enjeu était l’enjeu. Que faire ? J’enfile la bière que je dois enfiler si je n’ai pas de recours avec les hommes que j’aime et aussi les femmes qui me veulent. Là il est question d’envie ou a priori de tension entre la vie et la mort. Je prends. Tout. Je suis dans la merde. Il veut que je joue et moi je ne veux pas jouer, je veux juste flamber. Le jeu, ma face, et surtout le fait que tout me paraît futile. Donc, dans l’ambiance, je n’ai pas le choix. Il faut pour ma survie que je dise oui. Je dis OUI. Comment fais-je-que ? Ah ça je suis dans la merde… C’est moi qui a engrangé ce putain de fonctionnement. Alors tu joues ?
Oui.
Martin tu me mets ça. Et tu mets aussi une tournée aux perdants !
L’enjeu devient intéressant, forcément, oui forcément puisque les perdants sont définis.
Où tu vas pour croire que tu vas gagner ?
Je vais exactement ou tu penses que tu vas perdre ! Sinon tu n’aurais même pas abordé le sujet !
Ok jouons et on verra !
Ok commence et je te sentirai
Il joue… avec conviction comme une perdant qui veut haranguer son fait !
On fait équipe, Martin, le patron du bar et moi. Martin veut gagner, moi je m’en fous mais je ne veux pas perdre. Je veux bien perdre si je perds sans en avoir l’air. Du genre, j’ai perdu mais je suis gagnant !
Nous jouons !
On gagne et on gagne que cela en devient gerbant ! Trop facile !
On va se le faire dit l’autre, la femme et les enfants.
Je suppute une cabale du perdant face au gagnant ! Un truc pas clair comme quoi il aurait perdu mais il n’avet, navet pas voulu perdre. Je le soupçonne de vouloir récupérer sa vie aux dépens de mes enjeux. Il fait bien car je n’ai aucune envie de lui accorder une vague d’humanité. Après tout le monsieur, si il avait le choix de prendre ma vie l’aurait prise sans arrière-pensée. Alors que moi, n’ayant aucun affinité avec sa femme que je n’ai absolument pas envie de prendre et ses enfants, qui, j’en suis sur, regardent les derniers mangas, et jouent à la play-machine, ne m’attirent pas plus du iota de l’enjeu qu’il puisse m’accorder.
Il joue pour gagner et moi je joue pour voir.
On n’est pas dans la merde ! J’en ai rien à foutre de sa partie, je l’envie presque de vouloir gagner tellement il met de lui-même à empêcher de perdre. Cela en devient pathétique, la mort lui frôle son envie. Pathétiquos, pathétiquesse, il me fait peur ! J’ai peut-être trop poussé le bouchon. Sa femme et ses mômes, finalement c’est la chose qui le fait vivre ! Après tout, moi qui joue avec son coffre-fort, avec pathétiquesse, a atteint le bout de son ADN. Je suis dans la merde !
Cela devient sérieux. Envoûtant, truculent, affermi, joyeux, triste.
T’es sur de vouloir jouer ? Parce que moi personnellement je sais jouer, je sais perdre et en plus je sais gagner ! T’es sur de ton fait parce que si je joue je jouerai plus que l’enjeu que nous étions entrain de jouer ! Es tu sur ! Il n’est plus question de tes enfants et de ta femme dont tu n’as rien à foutre ! Il est question de un peu plus que ça ! Je prends ta vie, ton corps, ta tête et le peu qui te reste, ton âme.
T’es sur ?
Tu crois que tu me donnes le choix !
Je te l’ai donné tout le temps ! T’exagères de dire ça !
Je te l’ai donné tout le temps ! Est-ce que c’est moi qui t’ai forcé à vendre tout ce qui t’importe ! Tu crois que je te serais redevable de ta connerie pour optimiser tes choix ? Il est hors de question que je te suive dans ton marasme. C’est toi qui veux et c’est moi qui accepte ! Alors ne vas pas jouer les caliméros ! Je t’ai proposé un deal que tu pouvais refuser et toi tu surenchéris, tu perds tes enfants, ta femme et en plus de t’arrêter comme un sale bordel, tu enquilles sur ce que tu ne peux plus vendre ! Ton âme et ton intelligence ! Après cela, comme un grouillot qui pourrait remettre en question l’histoire, tu cherches à négocier ! Tu te fous de ma gueule ! Vas-t-en et ne te retourne pas ! Cela vaut mieux !
Martin, mets lui un verre, ce qu’il veut, et qu’il s’en aille ! Il m’énerve.
Martin, ce qu’il veut…..
Quel casse-couilles ! dit Bernard
Moi, casse-couilles lui répond-je, Ou vas tu pour te permettre de croire que je fais chier gratuitement ? Tu crois que c’est à la portée du tout commun de faire chier comme je fais chier et d’accepter toutes les remontrances du mec pas parfait et en plus de la ramener dans le sens de la qualité sans en payer tous les jours le prix. Les retours de chariot, les énergumènes qui défendent leurs restes ! Ou tu vas, toi pour m’interpeller comme ça ! Tu crois que c’est facile de prendre la vie des autres en sachant que la vie du machin et ses mômes et sa femme, t’en a rien à foutre ! Tu crois que c’est facile de jouer avec tes nerfs comme si tout est que de la fanfaronnade ! Tu crois que c’est facile de se prendre pour un saltimbanque ou un bouffon et en plus d’être crédible ! Où tu vas ? Toi ? Pour te permettre de croire que tout ça n’est pas sérieux et pensé ? Tiens bois un coup ! Après tout, tu le mérites aussi ! Après tout pourquoi je m’emballe pour ta connerie !
Bois un coup ! Martin ! Tu lui mets un verre, s’il te plait.
J’ai encore merdé. De quoi je me mêle ! Je sais que je merde quand je la ramène ainsi. De quel droit, je peux me croire plus malin que le gars qui voit le bout de son nez alors que je l’avertis que le sien est de travers. Je merde et il est peut-être temps que je me mette dans ma coquille pour réfléchir à tout ce que j’engendre ! Bêtise et forfaiture. C’est un jeu de rôle ! Ce n’est possible de croire que mon bien-être passe par ses diatribes avec des mecs dont je n’ai que faire. Je suis dans l’excellence de l’illusion qui me fait vivoter. Je ne suis qu’une couille qui sperme sur l’insuffisance. Il va falloir que j’améliore le binz si je veux changer l’espace de liberté qui peut m’animer.
Martin, remet un verre ! Et une tournée générale ! Le temps que je réfléchisse ! Merci
Suite au prochain numéro, l’un des partenaires du binz vend son âme à l’enfer du désir….